Depuis la crise sanitaire du Covid-19, les entreprises ont repensé leur organisation de travail. Ainsi, le télétravail est devenu une norme pour une majorité des salariés. Ils sont 29% à télétravailler au moins une fois par semaine, c’est 10 fois plus qu’avant la pandémie. Aujourd’hui, c’est la semaine de quatre jours qui fait briller les yeux de nombreux collaborateurs.
Le modèle a déjà fait ses preuves dans certains pays, comme l’Islande ou encore l’Espagne. Du côté du Royaume-Uni, la semaine de quatre jours est plébiscitée. En 2022, plusieurs entreprises britanniques ont participé à un essai massif de cette organisation de travail. Pendant six mois, 2900 travailleurs ont expérimenté la semaine de quatre jours au Royaume-Uni. Plus d’un an après cette expérience de grande envergure, près de 90% des entreprises continuent d’appliquer cette semaine raccourcie. Plus de la moitié des structures entendent bien garder ce modèle sur le long terme.
Selon une étude menée par des chercheurs britanniques et publiée le 21 février 2024, la semaine de quatre jours a été extrêmement positive pour les employeurs comme pour leurs salariés. Effectivement, loin d’une perte de revenus, l’étude atteste une hausse de revenus de 1,4% entre le début et la fin de l’essai de 6 mois. Comparé à une période de 6 mois similaire, on constate même une augmentation moyenne de 35%. Finalement, il semblerait que tout le monde ait à y gagner.
À quand la semaine de 4 jours en France ?
Bien évidemment, on ne passe pas de 5 à 4 jours travaillés en un claquement de doigts. Cela demande une préparation accrue. Ainsi, pour mettre en place la semaine de quatre jours au Royaume-Uni lors de cet essai massif, il a fallu deux mois de préparation avec des ateliers, un processus d’accompagnement professionnel ainsi que le soutien des entreprises ayant déjà franchi ce cap.
Dans l’Hexagone, 77% des actifs se disent favorables cette nouvelle organisation de travail. Le pourcentage est encore plus élevé chez les 25-34 ans avec 83%. Doucement mais sûrement, des entreprises françaises se mettent à la semaine de quatre jours, comme Lidl. De son côté, le Premier Ministre Gabriel Attal est en faveur de cette fameuse semaine en quatre jours. Il y a quelques jours, le chef du gouvernement a affirmé que l’État devait montrer l’exemple. Ainsi, les ministres sont invités à expérimenter cette organisation de travail dans leurs administrations.
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L’essor de l’intelligence artificielle pourrait également faciliter notre transition vers la semaine de quatre jours. Cela demandera un peu de temps avant que cette organisation de travail soit généralisée mais de plus en plus d’entreprises, en France mais aussi ailleurs, se laissent tenter.
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Dans l’immédiat il n’y a aucune preuve que cela fonctionne ou non, il faudra faire des tests un peu plus important pour que cela en devienne une.