L’agence spatiale américaine (NASA) vient d’annoncer que son satellite ERBS allait retourner sur Terre. Lancé en 1984, il avait mis un terme à sa mission en 2005. L’appareil tourne depuis sur une orbite inclinée à 600 kilomètres de notre planète.
ERBS aura eu une histoire riche, longue de près de 40 ans. C’est la navette Challenger qui s’est occupée d’engager l’objet sur sa trajectoire finale. Lourd de plus de 2 tonnes, il était l’objectif principal de l’expédition STS 41-G. Cette mission fut l’une des dernières pour Challenger qui connaîtra un funeste sort en janvier 1986.
Une fois placé, le satellite s’est concentré pendant 30 ans sur l’étude « radiative » de la Terre. Les capteurs d’ERBS ont regardé comme les rayons du Soleil influençaient notre planète. Les conséquences climatiques d’une telle interaction ont également été examinées.
Une contribution scientifique notable
Avec son appareil SAGE II, un photomètre, le satellite a aussi permis de fournir des données pour des études climatiques d’envergure. Il fut l’un des premiers à confirmer la corrélation entre activités humaines polluantes et réchauffement planétaire. Dès les années 80, la diminution de la couche d’ozone, et la création d’un « trou » ont été repérées par des satellites, dont ERBS de la NASA.

39 ans après son départ de Cap Canaveral, ERBS va faire son retour sur Terre. La NASA a annoncé que les risques étaient « très faibles » quant à une possible chute de fragments sur le sol. L’agence américaine s’attend à ce que l’appareil se consume de lui-même dans les hautes strates de l’atmosphère.
Le désorbitage d’un satellite comme ERBS est aussi un symbole de la prise de conscience face aux dangers des débris spatiaux. Avec une trajectoire à 600 kilomètres au-dessus de la Terre, le satellite aurait fini par devenir nuisible pour l’ISS. La station internationale doit déjà réaliser des manœuvres d’évitement toutes les semaines.
La chasse aux débris est ouverte
Pour lutter contre cette surpopulation, les différentes agences spatiales gouvernementales s’engagent aujourd’hui à rendre leurs appareils « propres ». Ils disposent d’un système de propulsion de « dernier secours » capable de les dévier de leur trajectoire initiale.
Le risque de collision entre deux satellites en orbite est de plus en plus grand. Un tel évènement pourrait avoir des conséquences de taille pour nous sur Terre. La constellation Starlink de la société SpaceX est la seule solution pour accéder à internet dans plusieurs régions du monde.
Une collision entre satellites pourrait couper un temps la connexion vers une zone au sol. Moins probable, la collision avec l’ISS est le scénario catastrophe par excellence. Avec entre 4 et 7 vies à bord, la station spatiale internationale est une cible toute trouvée pour les débris.
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