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SpaceX : Starlink risque-t-il d’être visé par la Russie ?

Konstantin Vorontsov, responsable de la délégation russe du groupe de désarmement de l’ONU (INODA) explique que les satellites civils pourraient devenir des cibles militaires – en réponse au soutien de pays étrangers à l’Ukraine.

La Russie a visiblement peu apprécié le soutien de pays étrangers à l’Ukraine, notamment le concours d’entreprises civiles comme SpaceX et Starlink qui ont fourni internet à l’armée ukrainienne. En marge d’une discussion de l’UNEDA sur la réduction des menaces militaires pesant sur l’espace, le responsable de la délégation Russe a déclaré :

“Nous souhaiterons souligner que cette tendance à utiliser les technologies spatiales au-delà d’un usage pacifique est extrêmement dangereuse, et cela a commencé à devenir apparent durant les événements en Ukraine. En particulier, l’utilisation par les Etats-Unis et leurs alliés d’éléments du civil, y compris des infrastructures commerciales dans l’espace à des fins militaires. Il semble que nos collègues ne réalisent pas que de telles actions constituent une implication indirecte dans des conflits militaires. Ces infrastructures quasi-civiles sont susceptibles de devenir des cibles légitimes en cas de représailles”, explique Konstantin Vorontsov dans le compte-rendu disponible sur le site de l’UNEDA.

La Russie menace de s’attaquer aux satellites civils

En creux il semble bien que ce soit surtout Starlink qui soit visé par la menace du diplomate. Le fournisseur d’accès internet par satellite avait en effet envoyé des kits de connexion à l’Ukraine après que des responsables ont directement appelé Elon Musk à faire un geste. Ces kits ont permis au camp Ukrainien de rester connecté à internet malgré les coupures et brouillages de l’armée.

D’autres acteurs comme Planet, Maxar et BlackSky spécialisés dans l’imagerie pourraient également être visées par d’éventuelles représailles russes sur des satellites civils. On relève que la menace russe n’est pas tout à fait vide de contenance. Le pays a déjà suscité la condamnation internationale après plusieurs destructions de satellites en orbite. Le dernier test, en novembre 2021, avait particulièrement inquiété les acteurs du secteur.

La Russie a en effet pulvérisé un satellite de deux tonnes à 500 km d’altitude. Une altitude suffisante pour que des débris restent en orbite et menacent d’autres satellites et stations habitées pendant 5 à 10 ans. La Russie est l’un des rares pays à faire le choix de poursuivre ce type de tests militaires, malgré les risques et la condamnation systématique de ses partenaires.

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