Gerard Kitchen O’Neill est un astrophysicien américain des années 70 connu pour ses nombreuses théories sur les colonies spatiales. Il estime que dans un avenir plus au moins proche, il serait possible d’habiter en dehors de notre planète. Près de 50 ans après l’émergence de cette théorie, les projets de colonies spatiales sont encore embryonnaires.
Un récent article publié dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences, revient néanmoins sur cette idée. Elle aborde notamment les moyens nécessaires (techniquement et financièrement) pour construire une colonie spatiale. Sous la direction de l’astrophysicien Adam Frank, un groupe d’étudiants à réfléchit à la question pendant des mois.
Vivre sur Mars ? non merci
Selon l’article l’un des éléments les plus intéressants dans le système solaire pour y construire une base coloniale, serait sans doute un astéroïde géocroiseur. L’étude s’est ainsi rapidement concentré sur Bennu, un morceau de roche de 260 mètres de diamètre.
Dans les années 70 les travaux d’O’Neil expliquait déjà que la conquête spatiale serait plus simple sur des astéroïdes que sur des planètes. Le chercheur expliquait que pour une colonie spatiale, le pire ennemi n’était pas l’absence d’oxygène ou d’atmosphère mais bien la gravité.
Il est beaucoup plus dur de décoller depuis la Terre, Mars ou Vénus que depuis un petit astéroïde comme Bennu. Les missions de ravitaillement, obligatoires dans ce genre de projet, seraient bien plus simples depuis une Lune ou un astéroïde. D’un point de vue énergétique, le choix d’un géocroiseur est également logique.
Contrairement à une planète, comme la Terre, Bennu est toujours arrosé par la lumière du Soleil. La nuit n’y existe pas. Avec ce nouvel environnement l’énergie solaire pourrait être maximisée, permettant à la colonie d’être énergiquement autonome. L’électricité produite servira notamment dans la création de l’oxygène via le système d’hydrolyse.
Des colonies spatiales autonomes et rentables
Dans sa conclusion, O’Neil arrivait même au point où les colonies spatiales seraient si développées qu’elles seraient “rentables” pour la Terre. En poussant sa théorie dans ses retranchements, le chercheur assure que la production énergétique d’une colonie pourrait être supérieure à la demande.
L’autonomie ayant été dépassé, une sorte de commerce pourrait se mettre en place vers la Terre. Les colonies spatiales seraient alors en capacité de revendre une partie de leur production à notre bille bleue.
Si toute cette théorie est encore loin d’être une réalité, les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle ravive la flamme de l’espoir. Selon Adam Frank de premières colonies spatiales, expérimentales, pourraient voir le jour dans les années 2050. Du côté de la NASA, le projet le plus proche de cette idée reste la construction de Gateway, une station spatiale en orbite autour de la Lune.
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