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Les banques veulent se débarrasser des PEL, qui leur coûtent trop cher

Certains PEL peuvent rapporter plus de 6 % d’intérêts par an. Les banques traditionnelles subissent le coût que cela leur engendre.

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epargne banque
© Unsplash / Christian Dubovan

Selon le Canard Enchaîné du mercredi 8 janvier, un surcoût de six milliards d’euros est assumé chaque année par les banques. Face aux banques en lignes et aux néo-banques, les établissements bancaires traditionnels regorgent d’un placement d’épargne qui peut rapporter gros, tout en étant sécurisé : le plan d’épargne logement, ce vieux produit financier qui a accompagné la toute jeune vie active des actuels quarantenaires et quinquagénaires.
Au fil du temps, celui qui était destiné à encourager l’investissement immobilier est devenu un produit d’épargne classique. Celui qui était censé faire tourner l’économie a commencé à stagner chez les banques, jusqu’à même leur coûter de l’argent. Aujourd’hui, les banques traditionnelles veulent s’en débarrasser.

Vers la fin de votre PEL ?

Tous les PEL ne sont pas aussi rentables pour les clients. Mais pour ceux signés avant 2003, les intérêts sont au minimum de 3,27 %, loin des seulement 0,75 % du Livret A, le « placement » préféré des Français quand il s’agit d’épargne. D’ailleurs, les clients ayant ouvert un PEL jusqu’au milieu des années 90 sont les plus chanceux. Leur argent placé peut leur rapporter plus de 6 % par an, un chiffre exceptionnel pour un placement catégorisé « sans risque ».

La dépense de plus de 6 milliards d’euros des banques va néanmoins conduire à un retrait du produit d’épargne au sein de l’hexagone. Les banques ne pourront pas vous obliger à fermer le vôtre, mais des limites sont d’ores et déjà installées, comme la barrière de temps, avant que vous ne puissiez plus déposer d’argent supplémentaire, ou encore les PEL signés à l’origine avec une durée limite, qui sont aujourd’hui reconvertis en livrets plus classiques… et souvent moins intéressants pour les clients.

L’État veut accompagner les banques et leurs clients

Le gouvernement sait à quel point le PEL peut devenir dangereux pour les banques. La perte de 6 milliards d’euros par an doit être écartée, mais le sujet a de quoi être sensible tant il touche aux intérêts des clients. Ainsi, l’État accompagne la reconversion en proposant une prime allant jusqu’à 1 525 euros.

En regardant les critères d’obtention de la prime, il est aisé de distinguer les contrats coûtant le plus d’argent aux banques. Naturellement, il s’agit de ceux des années 90, et la prime sera reversée à tous les détenteurs d’un PEL d’avant 2003, si vous fermez votre plan. Précision importante : l’argent reversé n’aura aucun critère d’usage spécifique, il sera donc possible de l’utiliser pour n’importe quel achat.

La prime est plus petite et réservée aux investissements à mesure que votre PEL baisse en âge. Après 2011, les clients ne sont pas vraiment encouragés à mettre fin à leur contrat, tant la bourse sera donnée à ceux utilisant leur capital pour un investissement dans un bien immobilier de basse consommation, et pour un crédit immobilier qui dépasserait au moins 5 000 euros.

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Karl

    9 janvier 2020 at 16 h 18 min

    Merci pour votre article, mais je trouve une information qui semble contradictoire avec vos propos concernant les conditions d’obtention de la prime de clôture. En effet la prime ne semble débloquée que si le PEL est clôturé dans le cadre d’un achat immobilier et non sur une clôture simple : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16142

    • arnaud

      10 janvier 2020 at 17 h 19 min

      Attention : « L’obtention du prêt permet à son souscripteur de bénéficier d’une prime versée par l’État. »

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