À l’image de 2024, cette nouvelle année ne commence pas sous les meilleurs auspices pour l’écosystème des startups français. Il doit en effet relever de nombreux défis dans un contexte économique toujours incertain.
Incertitude budgétaire
Car l’année dernière a été marquée par une importante crise dans le secteur du financement, rendant l’accès aux fonds d’autant plus complexe pour les jeunes pousses. Et c’est une tendance qui s’accentue depuis 2023 : les fonds de capital-risque ont besoin de liquidités alors qu’ils n’ont jamais eu autant d’actifs sous gestion, après une période extrêmement fructueuse marquée par des taux beaucoup plus bas.
À cela vient s’ajouter l’instabilité budgétaire, la motion de censure du mois de décembre ayant annulé la loi des finances 2025. Le nouveau gouvernement doit encore clarifier sa position sur plusieurs mesures de soutien aux startups, notamment des questions autour du crédit d’impôt innovation (CII) et du statut Jeune Entreprise Innovante (JEI), deux solutions plébiscitées par l’écosystème. Cette incertitude complique logiquement la planification budgétaire des entreprises.
Heureusement, elles peuvent compter sur le soutien de Clara Chappaz. L’ancienne directrice de la Mission French Tech, nommée secrétaire d’État à l’IA et au Numérique par Michel Barnier, a été maintenue au gouvernement par François Bayrou. Sa désignation en tant que Ministre déléguée au numérique est perçue comme un signe positif par la French Tech.

De nouvelles contraintes réglementaires
Les startups doivent aussi se préparer à l’arrivée de nouvelles législations européennes, qui vont imposer des contraintes supplémentaires sur leur activité. À commencer par l’AI Act, la législation visant à encadrer le déploiement et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). Si son entrée en application complète ne se fera pas avant 2026, plusieurs mesures seront mises en place dès cette année.
Dès février, par exemple, les interdictions relatives à certains systèmes d’IA commenceront à s’appliquer. Cela concernera les pratiques interdites par la législation, comme les systèmes d’identification biométriques ou ceux qui exploitent le scoring social. De même, les modèles à usage général devront être mis en conformité au texte dès le 1er août.
Le Data Act, lui, entrera en application en septembre. Visant à moderniser et harmoniser la gouvernance des données dans l’ensemble de l’Union européenne (UE), cette réglementation va avoir d’importantes implications pour les fournisseurs d’appareils connectés, entre autres.
Enfin, la directive Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) va introduire de nouveaux impératifs pour les startups. En effet, elle élargit considérablement les exigences en matière de rapports de durabilité, avec le but d’améliorer la transparence, la comparabilité et la responsabilité de leurs pratiques en matière de développement durable. Seules les sociétés de plus de 250 employés, avec un chiffre d’affaires surpassant les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ou possédant 20 millions d’euros d’actifs totaux, sont affectées.
- En 2025, la French Tech va devoir faire face à plusieurs défis comme l’instabilité budgétaire, le nouveau gouvernement devant encore clarifier sa position sur des mesures de soutien aux startups.
- Plusieurs réglementations européennes vont introduire de nouvelles règles à respecter pour les jeunes pousses.
- En parallèle, le secteur du financement est aux abois, compliquant l’accès à de nouveaux fonds pour les startups.
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