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Les entreprises ne sont pas prêtes pour la recherche vocale sur les assistants intelligents

L’usage des assistants vocaux intelligents se développe fortement. Mais il semblerait que nombre de business locaux n’en n’aient pas vraiment tenu compte jusqu’à présent.

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Google Home
© Google

Bientôt, tout passera par les assistants vocaux et autres enceintes intelligentes comme Siri, Amazon Alexa et Google Home, nous dit-on. Certains vont même jusqu’à prédire très doctement la mort imminente du smartphone (ce qui est, reconnaissons-le, assez comique).

Cela étant, il est indéniable qu’Amazon, puis Apple et Google ont rebattu les cartes avec les assistants vocaux. Quatre ans après l’arrivée du premier Amazon Echo, les assistants à commande vocale ont proliféré, se retrouvant désormais sur des milliers de supports compatibles. Mais, si les particuliers adoptent ces machines à un rythme jamais vu, et les utilisent au quotidien pour la météo, pour lancer des playlists ou poser quelques questions, les entreprises sont-elles prêtes ? Pas si sûr. C’est ce que démontre une étude sur le marché américain réalisée par Uberall, une société de marketing de localisation. Selon elle, seulement 4% seulement des entreprises et commerces locaux disposent d’informations correctes et à jour sur toutes les plates-formes clés, selon Norman Rohr, responsable marketing d’Uberall.

L’étude montre que seulement 3,82 % des sites analysés fournissent des informations correctes, sur les trois annuaires majeurs analysés que sont Google, Yelp et Bing. L’étude a analysé 73 000 entreprises inscrites pour en vérifier l’exactitude et l’intégralité, en vérifiant les données de base comme l’adresse, les heures d’ouverture, les coordonnées et le site Web. Le moins que l’on puisse dire est que résultats ne sont pas très convaincants. Les galeries d’art ont obtenu une note de 1,65 %. Les avocats d’affaires étaient encore plus mauvais, à 1,3 %, et les représentants du Congrès n’ont obtenu qu’un score de 0,24 %. Sur des douzaines d’inscriptions sur de multiples plateformes pour chacune des 73 000 entreprises, Uberall a trouvé 978 305 erreurs dans les heures d’ouverture, 510 010 erreurs dans la localisation et de nombreuses autres erreurs. Si certaines professions, notamment celles qui vivent directement de leur bon positionnement sur les recherches internet sont mieux notées, le score moyen ressort  seulement à 4 % d’entreprises qui seraient réellement parées pour fournir des renseignements correctement adaptés à une recherche vocale.

Un usage de la recherche vocale en hausse, mais des business locaux à la traine

Néanmoins, les entreprises auront peut-être le temps de rattraper leur retard dans ce domaine dont les enjeux pourraient bien devenir aussi cruciaux que celui du SEO sur lequel elles ont investi jusqu’à présent. Selon un récent sondage réalisé par Uberall auprès de 1 007 consommateurs américains, seulement 10 % utilisent la recherche vocale quotidiennement, 11 % utilisent la recherche vocale au moins une fois par mois, mais 57 % des personnes interrogées affirment qu’elles n’utilisent jamais la recherche vocale. Mais les chiffres d’adoption ne cessent d’augmenter, et c’est particulièrement vrai pour l’usage en voiture, où l’utilisation de téléphones intelligents est généralement interdite. Ajoutez à cela la part décroissante de la recherche sur ordinateur de bureau en faveur de la recherche mobile, et la croissance continue de la recherche vocale semble inéluctable.

« C’est l’une des erreurs les plus flagrantes que les entreprises continuent de commettre », selon M. Rohr. « Lorsqu’un consommateur effectue une recherche en ligne pour une entreprise, que ce soit par recherche vocale ou non, il s’attend à ce que l’information fournie soit exacte. Si le client se présente et découvre que l’entreprise est fermée, le résultat immédiat est une perte de confiance qui va probablement le décourager de retourner à un endroit où il a une entreprise. »

Cette étude cependant semble quelque peu mélanger ou amalgamer deux éléments, ou en tout cas transposer une réalité sur une autre : celle qui montre que tout simplement les business locaux ne sont pas très bien référencés sur Google et dans divers annuaires, et que par conséquent si l’on sollicite des informations vocalement, les réponses ne seront que le reflet de renseignements incomplets ou pas à jour. D’autre part, elle ne concerne que les business locaux aux États-Unis. Et pour la France ? Si cette étude nous renseigne sur l’utilisation des assistants vocaux par les consommateurs, elle ne dit rien sur le niveau d’adaptation des entreprises, mais il est fort probable que les résultats seraient très certainement équivalents, voire pires.

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