Les Etats-Unis demandent maintenant leurs comptes Facebook et Twitter aux touristes

Si vous prévoyez des vacances aux Etats-Unis, vous feriez peut-être mieux de faire le ménage sur vos comptes Facebook et Twitter.

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Si vous partez aux Etats-Unis, il est possible qu’on vous demande de remplir un formulaire avec vos noms d’utilisateurs sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Instagram, mais également sur des sites comme GitHub. En effet, le Pays de l’Oncle Sam a mis à jour le formulaire ESTA pour ajouter des champs optionnels qui demandent ces informations.

Le formulaire ESTA ou Electronic System for Travel Authorization est un document que doivent remplir les voyageurs qui entrent aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa, pour les séjours de moins de 90 jours. 38 pays sont concernés, dont la France.

Selon un responsable des autorités américaines, cité par Politico, l’objectif est de mieux identifier les menaces pour les Etats-Unis. A priori, les autorités américaines ne refuseront pas l’entrée aux étrangers qui refusent de remplir ces nouveaux champs.

Mais Nathan White, senior legislative manager chez Access Now, une organisation de protection des libertés civiles sur internet, explique que « le processus pour entrer aux Etats-Unis peut créer des confusions, et il est probable que la plupart des visiteurs vont remplir le formulaire complètement plutôt que de risquer d’autres questions de la part d’officiers intimidants et mal informés. Les mêmes qui vont décider lesquelles de vos blagues (ndlr, sur les réseaux sociaux) sont drôles et lesquelles ne le sont pas ».

Cette modification du formulaire avait été proposée au mois de juin et à l’époque, elle avait déjà fait couler beaucoup d’encre. Parmi les organisations opposées à cette mesure, il y a les activistes comme Access Now et l’ACLU, mais également l’Internet Association, qui représente les groupes tels que Facebook, Twitter ou Google.

Outre le fait que ce formulaire donne accès à des informations très sensibles aux autorités américaines (sachant que Donald Trump va bientôt siéger à la Maison Blanche), il pourrait également encourager d’autres Etats moins démocratiques à imiter ces nouvelles mesures américaines.

(Source)


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