Passer au contenu

Les jeunes sortent de moins en moins, les coupables sont connus

Une « épidémie » de solitude touche la jeunesse occidentale.

C’est un constat alarmant qui est relevé dans de nombreuses études à travers le monde occidental : la chute des relations sociales en personne s’accentue chez les jeunes. Ainsi, la part des personnes âgées de 18 à 24 ans qui rencontre des amis, leur famille ou des collègues a fortement diminué en Europe et aux États-Unis au cours des dernières années.

Anxiété et mal être

Sur le Vieux Continent, la part de ceux qui ne socialisent même pas une fois par semaine est passée d’un à dix à un sur quatre en l’espace d’une dizaine d’années, constate le Financial Times dans une analyse à la fois passionnante et inquiétante.

Notre confrère rappelle à cet égard que la communauté de la santé publique a tendance à se réjouir de ces évolutions qui entraînent une diminution de la consommation d’alcool chez les plus jeunes.

Mais des conséquences plus sombres en découlent. Et pour cause, le temps passé seul est associé à une moindre satisfaction de vie et à une mortalité plus élevée. Des scientifiques de l’Université de Cambridge ont également découvert que les périodes d’isolement, y compris celles pendant lesquelles les participants pouvaient utiliser leur téléphone, entraînaient une réaction accrue aux menaces, c’est-à-dire la perception et la réaction aux dangers potentiels. Cette vigilance peut provoquer chez les personnes un sentiment de malaise.

Les chercheurs concluaient ainsi : « Notre expérience suggère que les périodes d’isolement chez les adolescents pourraient accroître leur vulnérabilité au développement de l’anxiété, même lorsqu’ils sont connectés virtuellement. »

Comment expliquer ces évolutions ?

Pour expliquer ces évolutions, le quotidien britannique mentionne la prolifération des smartphones et la montée en puissance des réseaux sociaux. Ainsi, les heures passées à scroller les réseaux sociaux et à visionner des vidéos ont progressé de manière significative chez les plus jeunes.

Et notre confrère de conclure sur un bien triste constat : « Le fait que ces évaluations soient attribuées par les adolescents et les jeunes adultes qui passent des heures collés à leurs appareils souligne la tragédie au cœur de cette histoire : les personnes qui souffrent sont, à un certain niveau, conscientes de ce qui ne va pas, mais semblent impuissantes à l’empêcher. »

Il ajoute : « Comme la grenouille dans la marmite, les dégâts à un moment donné sont trop subtils pour être éliminés, mais dans quelques années, nous pourrions commencer à atteindre un point de frémissement. »

Pour approfondir ce sujet, n’hésitez pas à aller lire cet article de The Atlantic qui analyse avec pertinence cette problématique.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

TousAntiCovid
TousAntiCovid
Par : Gouvernement français
4.4 / 5
k324.5 avis