À une époque où les agendas numériques sont massivement utilisés, certaines personnes choisissent encore de noter leurs rendez-vous dans des carnets papier. Cette pratique manuscrite révèle un profil psychologique particulier, d’après Psychologies.com.
Une étude de février 2025 montre en effet que l’écriture à la main favorise un traitement plus riche de l’information ainsi qu’une attention plus soutenue. Les chercheurs concluent que « l’écriture manuscrite active un réseau plus étendu de régions cérébrales impliquées dans le traitement moteur, sensoriel et cognitif ».
Les personnes qui écrivent ainsi se montrent donc souvent plus réfléchies et organisées. Elles aiment structurer leur temps et privilégient la planification. En psychologie, cela correspond à la conscienciosité, qui est une marque de rigueur et de goût pour l’ordre plutôt que pour la spontanéité.
Toutefois, cela n’implique pas que les utilisateurs d’agendas électroniques manquent d’organisation. Les adeptes du stylo valorisent toutefois davantage l’expérience même de l’écriture. Une étude de 2024 parue dans le British Journal of Educational Psychology indique que « les comparaisons des méthodes de prise de notes (papier ou numérique) ont principalement montré que le papier favorise un meilleur apprentissage ».
Les chercheurs soulignent enfin :
Nos résultats suggèrent que le schéma spatio-temporel des informations visuelles et proprioceptives obtenues grâce aux mouvements précis de la main lors de l’utilisation d’un stylet contribue largement aux schémas de connectivité cérébrale qui favorisent l’apprentissage.
D’autres études psychologiques passionnantes
Pour rappel, nous évoquions dernièrement d’autres études psychologiques intéressantes, notamment celles qui s’intéressent aux personnes qui fixent le sol ou leurs mains quand on leur parle. Il ne s’agit pas, dans de nombreux cas de timidité, contrairement à ce que l’on pourrait penser.
Ainsi, détourner le regard aiderait, au contraire, à réfléchir avant de répondre. Le geste ne signifie donc pas que la personne veut couper court à l’échange, mais qu’elle cherche plutôt à organiser ses idées et à trouver les mots justes.
Dans le détail, des travaux publiés dans Frontiers in Psychology and Cognition se sont penchés sur le lien entre regard et parole. L’une des études a porté sur 29 conversations entre adultes. Elle indique que regarder son interlocuteur permet de suivre ses réactions et de limiter les interruptions, mais aussi que cela nécessite beaucoup d’attention.
Dans une autre étude, publiée dans Cognition, les personnes observées mettaient davantage de temps à produire des mots lorsqu’elles regardaient leur interlocuteur. Cette difficulté augmentait justement quand la réponse demandait plus de réflexion.
Et pour cause, le cerveau doit écouter, comprendre et préparer une réponse en même temps. Regarder ailleurs allège cette charge et aide à se concentrer, tout en enlevant une partie de la pression ressentie lors de l’échange. On l’aura compris, il vaut mieux ne pas juger trop vite, car une personne qui baisse les yeux n’est pas forcément mal à l’aise ou indifférente.
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