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Les satellites “plongent” alors que le Soleil entre dans un nouveau cycle

La situation est préoccupante autour de la Terre.

Le Soleil est entré dans un nouveau cycle. Maintenant, l’orbite des satellites dévie. Selon un rapport de Space.com, repris par Journal du Geek, certains engins en orbite autour de la Terre peuvent perdre jusqu’à 20 km par an d’altitude à cause d’une modification de la météo spatiale initiée par une intensification du champ magnétique du Soleil.

La situation est préoccupante, mais ne concerne pas tous les satellites. Ceux équipés de petits propulseurs peuvent toujours rectifier leur trajectoire. Sont surtout concernés les satellites inactifs et les plus petits satellites en activité qui ne possèdent pas de propulseurs. En termes d’altitude, les satellites les plus proches de la Terre (150 km) sont davantage exposés que les satellites à plus de 500 km.

Les changements de la météo spatiale, qui accélère le “déclin d’orbite”, a l’avantage de “nettoyer” l’orbite basse, mais pourrait malheureusement créer des enchaînements de collision, l’un des plus gros risques sur l’orbite basse terrestre. Si un tel événement se produisait, lâchant des millions de débris tout autour du globe, il deviendrait très compliqué pour les nouveaux satellites de venir s’installer sans risque de se faire toucher.

Précisément, la météo spatiale aurait changé entre décembre 2021 et avril 2022. Le déclin d’orbite a augmenté de vingt fois, passant de 2 km par an à 20 km par an. Les vents solaires se seraient intensifiés à la suite de l’augmentation des éruptions solaires, à l’occasion d’un nouveau cycle du Soleil particulièrement intense.

Niveau record pour le champ magnétique du Soleil

Chaque cycle dure 11 ans et l’évolution de l’activité du champ magnétique prend la forme d’une courbe concave. À la moitié du cycle, il y a l’apogée de l’activité. Or selon les mesures le Soleil aurait atteint des niveaux proches de ceux de l’apogée d’un cycle avec près de 4 ans d’avance. À de tels niveaux, le déclin orbital n’est pas le seul danger. Antoine Gautherie de Journal du Geek nous rappelait les risques pour les circuits électroniques des satellites.

Derrière le “vide” spatial, ces mesures nous montrent à quel point les conditions évoluent très vite et que les équilibres d’aujourd’hui seront les bascules de demain. L’orbite basse n’a jamais été aussi prisée et à risque en même temps. Avec le new space, le démocratisation des lancements spatiaux et l’arrivée de satellites toujours plus petits rajoutera d’autant plus de risques face à l’apogée des vents solaires entre 2025 et 2026.

Le projet Gama Space

Les vents solaires ne sont pas seulement une contrainte pour les technologies spatiales. En France, la startup Gama Space a choisi de capitaliser sur le Soleil en guise d’alternative au carburant et électricité. Avec une “voile” et le principe de propulsion photonique, les ingénieurs de la jeune pépite parisienne comptent pouvoir envoyer des satellites d’exploration dans le “deep space”.

Bpifrance, le CNES ou encore l’investisseur Thibault Elzière investissaient 2 millions d’euros en amorce dans le projet en mars dernier. L’occasion pour nous d’un entretien avec son cofondateur.

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