C’est un éditorial sous forme d’alerte qu’a publié Adam Kotsko, professeur au North Central College de l’Illinois sur Slate. Ce dernier, qui enseigne les sciences humaines et la philosophie depuis des années, a remarqué que ses élèves ont de plus en plus de réticences à lire.
Et l’enseignant de préciser :
Pendant la majeure partie de ma carrière, j’ai assigné environ 30 pages de lecture par classe comme attente de base. Maintenant, les étudiants sont intimidés par tout ce qui dépasse 10 pages et semblent s’éloigner des lectures d’aussi peu que 20 pages.
Le smartphone est-il coupable ?
Alors que s’est-il passé pour que ces jeunes n’aient plus envie de lire d’aussi longs textes ? Selon l’auteur de cet article, les fermetures d’établissement scolaire pendant la pandémie de Covid ont fait beaucoup de mal à ces élèves. Il pointe un autre fautif : les smartphones qui ont tendance à faire diminuer notre endurance de lecture et notre capacité de concentration selon lui.
Il ajoute ainsi :
Ce n’est probablement pas une coïncidence si l’iPhone lui-même, lancé à l’origine en 2007, approche de l’âge universitaire, ce qui signifie que les professeurs ont de plus en plus affaire à des étudiants qui seraient devenus accros à la dose de dopamine de l’écran omniprésent bien avant d’être initiés à l’univers plus subtil. plaisirs de la page.
Enfin, Adam Kotsko déplore que “leur expérience de lecture est constamment interrompue par leur incapacité intentionnellement cultivée à traiter des mots inconnus”. Le professeur indique son sentiment est partagé par la plupart des enseignants de son entourage.
Pour nuancer un peu ce constat, on peut rappeler ce sondage Ipsos réalisé en 2022 qui indiquait que 80 % des 15-25 ans français citaient la lecture comme étant un de leurs loisirs. D’ailleurs, les smartphones et les réseaux sociaux peuvent devenir à leur tour prescripteur en matière de littérature.
C’est le cas des booktoks, ces vidéos diffusées sur le réseau social TikTok où des créateurs de contenus diffusent des critiques de livre. Ce hashtag est un phénomène qui cumule déjà des centaines de milliards de vues, et il est désormais pris très au sérieux par les éditeurs et les libraires, car il permet de mettre en avant de nombreux livres qui passaient jusque là inaperçus.
Ce qu’il faut retenir :
- Des professeurs se plaignent de la baisse du niveau de lecture chez les étudiants
- Ils pointent notamment du doigt les smartphones et les fermetures d’établissement pendant la pandémie de Covid
- Loin d’avoir disparue, la lecture reste un loisir très apprécié des 15-25 ans en France
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les states témoignent d’un certain retard éducatif quand on en croit certaines vidéos qui tournent, incapable de faire une multiplication ou de lire l’heure d’une horloge analogique. Même si je doute d’une possible mise en scène et pense que c’est authentique, je pense qu’ils interpellent des centaines d’étudiants et sélectionnent volontairement les plus “stupides” pour ces vidéos, sinon les states sont pas dans la merde…