Les sportifs et Twitter : une équipe pas toujours gagnante

De plus en plus de sportifs, toutes disciplines confondues, sont aujourd’hui présents sur les réseaux sociaux et n’hésitent pas à « gazouiller » avec leurs fans. Cependant, si Twitter peut leur permettre de conquérir des internautes il peut également dégrader leur image. Un tweet de trop et tout peut s’écrouler.

Billet rédigé par Marylou Grannec, blogueuse sur http://mal0uuu.com/, qui retrace quelques anecdotes récentes sur les déboires de certains sportifs avec Twitter…

De plus en plus de sportifs, toutes disciplines confondues, sont aujourd’hui présents sur les réseaux sociaux et n’hésitent pas à « gazouiller » avec leurs fans. Cependant, si Twitter peut leur permettre de conquérir des internautes il peut également dégrader leur image. Un tweet de trop et tout peut s’écrouler.

Ben Laden, le complot et un sponsor qui s’en va…

C’est notamment le cas du joueur de football américain Rashard Mendenhall qui a découvert à ses dépens que certains tweets pouvaient vite déraper. C’est à la suite de l’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden que le joueur va tweeter ses réactions et déclencher une véritable polémique.

Le premier étant  » Quelle genre de personne peut célébrer la mort? C’est étonnant de voir comment les gens peuvent haïr quelqu’un qu’ils n’ont même pu entendre parler. Nous n’avons entendu qu’un côté « .

Le second est une réponse à un autre joueur professionnel, Dustin Keller,  » Nous ne saurons jamais ce qui est arrivé. J’ai juste du mal à croire qu’un avion puisse faire tomber un gratte-ciel, démolition style « .

Des affirmations qui vont chambouler les fans et l’opinion publique puisque Rashard Mendenhall affirme ici son point de vue quant à la théorie du complot présente autour des attentats du 11 Septembre 2001. Les tweets seront rapidement supprimés mais le mal est fait. Le joueur de l’équipe de Pittsburgh va subir les réactions et critiques de la part de son entraineur, de ses fans, des médias et perdre également son principal sponsor.

A cette affaire s’ajoute celles de Roddy White, le receveur star des Falcons qui n’a pas hésité à critiquer de manière très vive et peu courtoise le journal local “Atlanta Journal-Constitution”. Ceci, suite aux nom-breuses demandes d’interviews concernant les démêlés du petit frère de Roddy avec la justice. Avec cette démarche le joueur a manqué de professionnalisme ce qui pourrait bien lui valoir des sanctions financières. Celles-ci étant autorisées par la Fédération professionnelle de football américain qui dispose d’un code de conduite destiné à sanctionner tout écart des joueurs pouvant nuire à son image.

Mais, si polémiquer sur Twitter comporte des risques, tenter d’étouffer une affaire peut également l’être et ce n’est pas le joueur de Manchester United, Ryan Giggs qui dira le contraire. Impliqué dans une af-faire d’adultère celui-ci avait tenté de passer toute l’histoire sous silence mais les réseaux sociaux l’ont vite rattrapé…

Ces nombreuses affaires relancent à nouveau le débat du « peut-on tout dire et faire sur les réseaux sociaux ? »

Une question qui s’applique particulièrement aux sportifs qui semblent avoir du mal à gérer leur image sur le web et mettent parfois en péril leur carrière et leurs sponsors pour un seul tweet. En dehors des entrainements et séances d’autographes, une petite formation Twitter et le comportement à adopter sur les réseaux sociaux ne serait peut être pas du luxe ?

Note d’Eric : on peut ajouter à ces cas « d’école » celui de Sébastien Chabal qui communique fréquemment et très directement sur Twitter, ce qui n’est pas toujours du goût de ses dirigeants. Autre exemple en date, qui a éclaté au grand jour la semaine dernière, et qui concerne cette fois Facebook, celui du footballeur Omar Kossoko, nouvelle recrue d’Auxerre, qui s’est un peu lâché au sujet de son nouveau club et de la ville qui l’accueille, et pas de la façon la plus élégante qui soit…


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8 commentaires

  1. Beaucoup de sportifs utilisent aujourd’hui Twitter, avec plus ou moins de réussite. L’encadrement du joueur, aussi bien personnel (agents…) que collectif (club), n’a pas encore pris totalement conscience de l’impact de Twitter et des médias sociaux en général, sur l’image d’un sportif.
    Toutefois, certains font preuve de beaucoup d’ouverture, en utilisant ces réseaux pour créer un véritable lien de proximité avec leurs fans. Je vous invite à voir l’exemple de Brandon Philipps, joueur de base-ball des Reds de Cincinnati, cité dans notre revue de presse hebdomadaire : http://www.facebook.com/notes/.....9848674341

  2. Salut, sur Facebook c’est aussi pareil.
    Pas plus tard qu’hier en écoutant mon after, j’ai appris qu’un joueur récemment transféré à Auxerre, a écrit des vacheries sur le club et sur quelques joueurs.

    Omar Kossoko qu’il s’appelle, il a 19 ans et moi foi il me semble qu’à 19 ans on est suffisamment mature… lol ++

  3. Pingback: Communiquer c’est dégradant ? Tweeter m’a TUER « com2crm

  4. Les footballeurs sont parfois trop spontanés. Il faut dire que leur sport ne leur a pas permis de faire la FAC pour la plupart. A la fin de la carrière c’est trop tard pour les études car trop de neurones ont été éliminé par les chocs (tête/ballon et autres frontaux)