C’est un fait, l’eau courante coûte de plus en plus cher. Mais à ce prix, nous ne payons pas tous le même. En effet, en France, le paiement de l’eau se fait selon la logique que « l’eau paye l’eau ». Autrement dit, l’impôt ne vient pas financer la captation, l’assainissement ou la distribution. Ce sont nos factures d’eau qui en règlent la note.
Ainsi, si vous habitez dans un hameau perdu, l’eau coûtera plus cher qu’ailleurs. Si votre zone de captation est très polluée, le résultat sera le même, mais pour d’autres raisons. En moyenne, le mètre cube coûtait, en 2023, 2,17 € TTC. Pour chaque foyer, cela représente près de 517,20 euros par an.
L’eau coûte de plus en plus cher
Une facture qui pourrait bien augmenter dans les années à venir. Car l’eau est une denrée de plus en plus rare. Nous commençons déjà à ressentir le manque, alors que des départements sont déclarés en urgence sécheresse. Dans les Pyrénées, l’agence de l’eau Adour-Garonne redoute un manque à gagner de 1,2 milliard de mètres cubes chaque année à l’horizon 2050.
Même dans le nord de la France, les régions de Lille, Lens et Douai pourraient manquer d’eau. Une raréfaction qui va entraîner une hausse des prix. Selon l’observatoire national des services de l’eau, l’explosion des prix est déjà en marche. Le coût de l’eau a augmenté de 23 % entre 2010 et 2022.
Quelles astuces pour payer moins cher ?

Face à cette flambée des prix, les Français cherchent des solutions pour réduire la facture autant que possible. La solution la plus évidente étant encore : de consommer moins. Plusieurs solutions existent pour réduire sa consommation d’eau au quotidien.
Plusieurs astuces peuvent être facilement mises en place. Le ministère de l’Écologie recommande par exemple de privilégier les douches aux bains, d’utiliser les appareils électroménagers (lave-vaisselle, lave-ligne) à plein, sur des programmes courts ou peu énergivores.
Enfin, et c’est souvent le point le plus important, il faut faire la guerre aux fuites. Ce sont ces petites gouttes qui ruissellent en permanence le long des tuyaux qui sont le plus grand problème. Un simple robinet qui goutte va consommer autant d’eau, à la fin de la journée, qu’une baignoire entière. Une fuite plus conséquente pourrait tripler ce chiffre.
Tarification saisonnière ou progressive

L’autre solution pour réduire la facture, ce sont les pouvoirs publics qui l’ont trouvée. Dans une économie de marché, plus un produit est rare, plus il doit coûter cher. C’est tout le principe de l’offre et de la demande. Or l’eau ne représente qu’un pour cent du budget d’un ménage.
Face à ce chiffre, plusieurs expérimentations ont été lancées en France. Une première, qui a fait son arrivée à Montpellier en 2023, consiste à mettre en place une tarification progressive de l’eau. Autrement dit, plus vous consommez, plus vous payez. Une solution intéressante, qui est néanmoins assez contraignante pour les familles nombreuses.
L’autre solution testée en Occitanie concerne Toulouse. Dans la ville rose, l’eau ne sera pas au même prix lors des moments de tension (généralement l’été) et lors des périodes où la Garonne est au plus haut (l’hiver ou au printemps).
Ce n’est donc pas la quantité d’eau consommée qui fixe le prix de vente, mais la quantité d’eau disponible à la vente. Toujours en suivant le principe de l’offre et de la demande, mais en jouant sur la raréfaction ou non de l’eau en fonction de la période de l’année.
Dans ces deux exemples, l’objectif est de freiner la hausse des prix de l’eau pour les consommateurs « raisonnés ». Seuls les abus seront sanctionnés par ces systèmes.
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Nous ne sommes pas responsables des fuites du réseau alors au lieu de dépenser l’argent public à multiplier les ronds-points , rehausseurs et autres pour faire vivre certaines entreprises, il serait plus utile d’entretenir nos réseaux. Enfin ne pas écouter les écologistes de salon qui interdisent les retenues d’eau avec la complicité électoraliste de nos élus.
Et rien sur les normes obligatoires que certaines communes ont jugées bon de ne pas mettre en place en temps et en heure ?
Dans mon village, nous avons installé une station de traitement de l’eau (en raison de la présence d’atrazine, 7 fois la norme, merci les agriculteurs) remplacé les conduites en plomb – sans subvention, c’est une obligation -, ajusté la station d’épuration de 700 à 1000 habitants (et station écologique, lit de sable avec roseaux à la place d’un traitement mécanique) et même remplacé un tuyau en plastique tellement vieux que son plastique émettait dans l’eau un composé cancérigène !!! Malgré cela, l’eau y restait un bien pas excessivement cher, un prix des plus bas du département…
Quand la Loi NOTRe (qui est un leure) nous as conduit dans une communauté de communes qui n’est pas la nôtre (merci monsieur le député :o< ) on a appris que ces communes n'avaient en général rien fait du tout pendant les 19 ans où j'ai été élu, certaine n'avaient même pas de station d'épuration, tout en individuel à l'encontre de la loi… Elles préféraient attendre que cela soit pris en compte par l'interco… Facile, d'autant plus que la compétence "Eau et épurratioin" à été volée aux communes (toujours NOTRe…)
Résultat pour nous – je suis tenté de dire pour l'instant – interdiction aux employés de la commune de toucher au réseau, même pour fermer une vanne en cas de fuite (faut attendre que les employés de l'interco à plusieurs dizaines de km viennent) et augmentation par 4 des prix de la facture (pour un service moindre donc)
Tiens, tiens, tiens….
La guerre de l’eau, nouvel épisode. (Et pas qu’au Moyen Orient.)
On habitue doucement les gens à l’idée que ça va être plus cher ma pauvre Huguette !
L’idée fait insidieusement son chemin dans les esprits.
Et hop ! Un maximum d’argent pompé aux gueux et c’est la fête ! Normal, on nous l’avait bien dit !
Comme disait l’autre, on vit une époque formidable !