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Les vélos électriques menacés d’interdiction sur les pistes cyclables ?

Le débat fait déjà rage aux Etats-Unis, mais la question de la vitesse de ces vélos, par ailleurs plus lourds et donc plus dangereux en cas de collision, pourrait causer certaines villes en Europe à y réfléchir elles aussi.

Nos confrères de Wired rapportent que plusieurs villes américaines réfléchissent à interdire les vélos électriques sur les voies cyclables. A Nashville (Tennessee) les vélos électriques roulant à moins de 45 km/h peuvent emprunter les pistes cyclables. Mais les élus se rappellent encore des nombreux accidents liés à la première vague des trottinettes électriques – dont certains modèles peuvent rouler jusqu’à 80 km/h.

Du coup, la ville a commandé un rapport (dont les conclusions devraient arriver dans quelques semaines) pour établir de nouvelles règles autour de ce type de vélos. Leur interdiction des pistes cyclables est sur la table. Une interdiction qui serait pourtant paradoxale : avec des ventes en explosion de 240 % en 2021, les vélos électriques convertissent de nombreux conducteurs de voitures polluantes à la mobilité propre. Or, les deux roues, même électriques, sont plus vulnérables.

Repenser les voies cyclables pour concilier toutes les mobilités douces

Mélanger le traffic de véhicules motorisés carrossés avec celui des vélos et autres modes de transport électrique peut générer des accidents. Au-delà, cela pourrait rendre les vélos électriques et la mobilité propre dans son ensemble moins attirante. Donc conduire plus de gens à garder leur voiture essence ou diesel – ou tout du moins à l’utiliser plus souvent. Pour l’heure, le débat n’est pas encore tranché .

Néanmoins l’espace sur ce type de voies commence à manquer, entre les gens qui font du footing, ceux qui baladent leur chien, les vélos classiques et autres modes de mobilité douce… Bannir les vélos électriques des voies cyclables condamnerait leurs propriétaires à rouler dans des conditions plus dangereuses. Alors que l’enjeu est sans doute de repenser ces voies comme de nouveaux axes de circulation. Du coup, une troisième solution émerge. Et si les pistes cyclables telles qu’on les connaît étaient déjà dépassées ?

Alors que le réseau de “voies vertes” américaines se développe pour accompagner le développement des mobilités douces, leur design semble de moins en moins adapté à la situation. Il devient compliqué de mélanger des flux aussi différents que les piétons, les vélos à moins de 25 km/h, les vélos et autres véhicules roulant à moins de 45 km/h et d’autres types de trafic.

Il y a également beaucoup à dire sur les pistes cyclables en Europe, notamment en France. Dans certaines villes, le développement du réseau de voies cyclables rime pour l’instant surtout avec des voies peintes sur des chaussées affectées aux voitures ce qui limite le sentiment de protection pour les cyclistes – alors qu’ailleurs, ces pistes sont placées par exemple entre des places de parking et le trottoir.

Au-delà, la réaction des autorités face aux vélos électriques et autres nouvelles mobilités capables de rouler à plus de 25 km/h est pour l’instant de forcer les usagers à brider leur véhicule. Néanmoins on peut également imaginer un réseau de voies cyclables plus adapté, qui séparerait les différents trafics en fonction de la vitesse.

Lire aussi – Voici le VanMoof V, le vélo électrique ultra-rapide qui veut remplacer les scooters et voitures

Avec pourquoi pas la possibilité d’accepter d’autres deux roues très vulnérables aux accidents comme les scooters roulant à moins de 45 km/h – sur des parties de voies cyclables dédiées à la circulation “rapide”. Que pensez-vous de cette possibilité ? Partagez votre avis dans les commentaires.

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13 commentaires
13 commentaires
  1. Pour les vélo électrique.
    La Loi dit
    Mois de 25kmh en France . Piste cyclable quand il y en a sinon route.
    Plus de 25kmh en France sur route avec assurance moto et plaque immatriculation et protection moto .
    C’est simple non?
    Bon a Marseille par ex.. les pistes cyclables sont des parking. Ou alors sont des danger puisqu’elles s’ouvrent sur des endroits trop dangereux pour du 25 kmh
    Alors .. que faire entre loi et vie?

    1. Ça ne répond pas à la question. Il y a des engins qui roulent entre 25 et 45 km/heure. La cohabitation est difficile avec les vélos sur les pistes cyclables. Et c’est dangereux sur la route parmi le flux des autos et camions.

      1. Les vélos non limités à 25 km/h sont interdits sur les pistes cyclables. Cet article soulève une question qui ne se pose pas en France.

    2. C’est complètement faux. Les vélos a assistance électrique ont les mêmes règles de circulation que les autres vélos. Ils peuvent emprunter les pistes cyclables ou pas. Par ailleurs, ils ne sont pas bridés à 25 km/h. L’assistance électrique se coupe à 25 km/h. Rien n’empêche d’aller plus vite à la force des moments. Enfin, les pistes cyclables ne sont aucunement limitées à 25 km/h. Seules celles qui ont un panneau indiquant cette limite le sont. Par défaut, la piste cyclable a la limitation de vitesse de la chaussée adjacente.
      Enfin rien n’empêche de rouler à 50 km/h avec un vélo sans assistance…

    3. Bonjour moi je ne suis pas d’accord en France dans les grandes villes en France ils a u des travaux pour piste cyclable qui on coûté cher moi cycliste professionnelle je roule avec un vélo classique ma vitesse dépasse les 40 a 50 km par heure dans ma ville où je suis ils a des rues qui son limite 30 kilomètres par heure je fais pas attention je suis à 45 kilomètres par heure…

  2. chez nous y a rien a depasser .tout est fait pour opposer les usagers . on transforme une 4 voie en 5 pour laisser 2 ruelles au voitures et cyclistes . l autoroute qui reste est reservée au bus et est deserte 99 % du temps . en hollande ce sera jamais depassé .les voiturettes et scooters 50cm cube sont autorisés a rouler sur les pistes cyclables dignes de ce nom

    1. Non, en aucun cas les voiturettes et les scooter sont autorisés sur les pistes cyclables…
      Quant à l’idée de mettre les scooters au autres 50 au milieu des vélos, n’importe quoi, déjà que seulement les vélos normaux c’est pas toujours simple, les vélos électriques à la rigueur mais rien d’autres… Et idéalement pas de piétons ni de poussette quand il y a un trottoir de 3m de large à côté (je le vois tous les jours….)

      1. A Lille seule les nouvelles rues sont équipées de pistes cyclables dignes de ce nom. Dans les anciennes rues on a rétréci l’accès au voiture et la piste cyclables est en sens inverse de la circulation. Ce qui pose beaucoup de problème dû au manque de civisme des automobilistes. Je ne vois pas où on pourrait ajouter des pistes rapides sur ce genre de rue.

  3. Un vélo de route avec un cycliste un peu entraîné c’est 60km/h.
    On fait quoi là ?
    Au delà du fait que, aux EUA, les VAE roulent à 45 au lieu de 25 en Europe, c’est pas que les pistes cyclables qu’il faut repenser c’est, par exemple, la présence des voitures en ville qui n’ont rien à y faire

  4. Pour moi, la réponse à la question, passe par une distinction entre zone urbaine et périphérie/zone rurale. En zone urbanisée dense, la vitesse de tous les véhicules devrait avoir vocation, pour des raisons de sécurité et de nuisances, à être de plus en plus réduite. Dans ces zones, les aménagements cyclables devraient être réservés aux seuls vélos et trottinettes les plus lents (sans assistance) qui roulent à moins de 25 km/h. En revanche, en dehors de ces zones où la vitesse des véhicules à moteur peut être élevée, il faut réfléchir à la possibilité de faire cohabiter ensemble les véhicules (vélos, trottinettes et autres…) les plus vulnérables sur des axes sécurisés, c’est à dire physiquement séparés de la chaussée.

  5. “les vélos électriques convertissent de nombreux conducteurs de voitures polluantes à la mobilité propre.”

    Pas gardé la source, mais j’ai lu que la plupart des utilisateurs d’EDPM et de vélo se déplaçaient auparavant… en transport en commun, pas en voiture. Voir par exemple la calamiteuse expérience sur ce point de la “gratuité” des bus à Dunkerque (→ les cyclistes prennent le bus; très peu d’automobilistes).

    “Dans certaines villes, le développement du réseau de voies cyclables rime pour l’instant surtout avec des voies peintes sur des chaussées affectées aux voitures ce qui limite le sentiment de protection pour les cyclistes”

    Ça n’est pas qu’un “sentiment” : les gens ne sont objectivement pas protéggés.

    “Néanmoins on peut également imaginer un réseau de voies cyclables plus adapté, qui séparerait les différents trafics en fonction de la vitesse.”

    On n’arrive déjà pas à avoir un réseau cyclable sécurisé pour de simples vélos, alors imagine qu’on va en plus le doubler pour des speedbikes et autres engins plus lours et rapides qu’un simple vélo relève du rêve éveillé.

  6. A Bruxelles en théorie le problème est réglé puisque la vitesse par défaut c est 30 km/h max pour tout le monde (sauf sur les grands axes).
    Bon en pratique la cohabitation entre 2 et 4 roues reste difficile…

  7. Pour toutes voies vertes, voies ou zones partagées avec des piétons, vitesse limitées à 15km/h maximum. Pistes cyclables séparées du trafic motorisé limitées à 25km/h maximum. Bandes cyclables peintes sur voies motorisées aucune limitation. J’habite en zone rurale et j’utilise un vélo rapide tout à fait légalement (plaque, assurance et équipement obligatoire). Si mon itinéraire m’amène à croiser des piétons ou des enfants qui jouent (routes secondaires de campagne ou routes traversant un quartier résidentiel), mon bon sens m’amène à ralentir mon allure par respect pour le piéton ou les enfants.

    La cohabitation est possible si tout le monde y met du sien et arrête de penser de manière égoïste.

Les commentaires sont fermés.