Elle n’y est pas allée de main morte. La secrétaire au Commerce américaine, Gina Raimondo, a dénoncé les constructeurs chinois de voitures électriques dans un discours au vitriol. Elle les accuse ainsi de “collecter une immense masse d’informations sur les conducteurs” et de les envoyer au gouvernement communiste.
Se protéger de la Chine
Un risque pour la sécurité nationale est aussi pointé du doigt par la gouvernante. Gina Raimondo accuse en effet les véhicules chinois de collecter des données telles que “l’emplacement de la voiture ou encore l’environnement immédiat du véhicule”. Et la dirigeante de se demander : “Voulons-nous que toutes ces données aillent à Pékin ?”
Ses propos ont été appuyés par le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, ce mardi soir : “Nous avons également travaillé dur pour nous assurer que les technologies avancées et sensibles que nos entreprises développent ne deviennent pas une source de vulnérabilité”.
Si l’on en croit nos confrères de Bloomberg, ces déclarations tombent à un moment charnière. Le gouvernement Biden met en effet la dernière main à un projet de loi visant à mieux protéger les constructeurs américains de la concurrence étrangère dans le cadre de leur transition vers l’électrique.
L’administration de l’Oncle Sam voudrait donc mettre en place une liste de certains composants venant de Chine qui priverait les bénéficiaires du bonus écologique. Dans le même temps, Washington veut mieux protéger les données personnelles des Américains.
La stratégie de Huawei
L’administration Biden semble adopter la même ligne dure que celle Donald Trump à l’égard de la Chine. Un comble alors que les deux hommes pourraient de nouveau s’affronter en novembre prochain. Comme le rappellent à juste titre nos confrères de 01Net, ce type de procédé avait en effet été utilisé notamment contre Huawei. Après les accusations, des interdictions étaient apparues avec le temps. Pour l’heure, la secrétaire au Commerce n’a toutefois cité aucun constructeur.
Mais les regards se tournent toutefois vers BYD, un constructeur qui commence à faire de l’ombre à Tesla au niveau mondial. Ce dernier n’a toutefois pas tenté l’aventure aux États-Unis, sans doute échaudé par les 27,5 % de taxes qui lui seraient appliqués.
Ce qu’il faut retenir :
- La secrétaire au Commerce américaine accuse les constructeurs automobiles chinois d’espionnage
- Washington pourrait prendre des mesures de rétorsion à leur encontre
- L’administration Biden reprend la même position dure que celle de Trump vis-à-vis de la Chine
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