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Les voitures-radar bientôt exclues de certaines zones ?

Les voitures-radar, trop polluantes pour les zones à faibles émissions mobilité doivent-elles être exclues des ZFE-m ? Certaines collectivités territoriales le pensent et demandent au gouvernement de les bannir.

  • Les voitures-radar, qui sont des véhicules banalisés équipés de radars embarqués, sont souvent des diesels anciens très polluants
  • Les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) sont des périmètres où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée ou interdite
  • Dans un souci de cohérence, certaines collectivités territoriales demandent donc au gouvernement d’exclure les voitures-radar des ZFE-m

Les voitures-radar bientôt exclues des ZFE ? C’est la question que se posent certaines collectivités territoriales qui ont mis en place ou qui vont mettre en place des zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m). Ces zones, qui visent à améliorer la qualité de l’air et à protéger la santé des habitants, sont des périmètres où la circulation des véhicules les plus polluants est limitée ou interdite. Pour circuler dans ces zones, il faut avoir un certificat qualité de l’air (vignette Crit’Air) correspondant aux critères définis par chaque collectivité.

Les voitures-radar trop polluantes

Or, les voitures-radar, qui sont des véhicules banalisés équipés de radars embarqués et conduits par des prestataires privés, sont souvent des diesels anciens et donc très polluants. Selon Caradisiac, sur les 83 voitures-radars actuellement en circulation en France métropolitaine, 81 sont classées Crit’Air 2 et 2 sont classées Crit’Air 3. Aucune n’est classée Crit’Air 1 ou 0, les catégories les moins polluantes.

Cela pose un problème de cohérence pour les collectivités territoriales qui ont mis en place des ZFE-m, car elles doivent autoriser la circulation de ces véhicules dans leurs zones, alors qu’elles interdisent ou restreignent celle des autres véhicules de même catégorie.

C’est le cas par exemple de la métropole du Grand Paris, qui a instauré une ZFE-m depuis le 1er juin 2021 et qui interdit la circulation des véhicules Crit’Air 3 entre 8h et 20h du lundi au vendredi. Selon Capital.fr, la métropole a demandé au gouvernement de lui fournir des voitures-radars moins polluantes ou de les exclure de sa ZFE-m.

D’autres collectivités territoriales, qui vont mettre en place des ZFE-m d’ici 2025, comme la loi climat et résilience le prévoit pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants, se posent également la question. C’est le cas par exemple de Bordeaux Métropole, qui a annoncé la création d’une ZFE-m à partir du 1er janvier 2023 et qui envisage d’interdire la circulation des véhicules Crit’Air 2 à partir de 2025. Selon le site SudOuest.fr, la métropole a également demandé au gouvernement de lui fournir des voitures-radars moins polluantes ou de les exclure de sa ZFE-m.

Le gouvernement doit trancher

Le gouvernement, de son côté, n’a pas encore répondu à ces demandes. Il semble toutefois peu probable qu’il accepte d’exclure les voitures-radars des ZFE-m, car cela compromettrait le dispositif de contrôle automatisé de la vitesse, qui est censé renforcer la sécurité routière et générer des recettes pour l’État.

Il pourrait en revanche envisager de renouveler le parc des voitures-radars avec des véhicules moins polluants. Certaines agglomérations disposent déjà de véhicules électriques (Renault Zoé) pour le contrôle des stationnements en centre-ville.

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