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L’exoplanète BEBOP-1c est une copie conforme de Tatooine

En observant un système à deux étoiles, des astronomes ont découvert une exoplanète, similaire à Tatooine dans Star Wars.

Pour la deuxième fois, les scientifiques ont réussi à trouver une exoplanète en orbite autour de deux étoiles. Popularisé par la planète de science-fiction Tatooine (dans Star Wars), ce modèle a depuis trouvé un écho particulier dans le monde scientifique.

Lors de la sortie des premiers de George Lucas, les chercheurs n’avaient encore pas découvert d’exoplanète pouvant tourner autour de deux étoiles. Bien que les théories Einstein aient toujours permis cette hypothèse, il fallait maintenant passer de la théorie à la pratique.

Il faut attendre 2011 et la découverte de Kepler-16b pour que les astronomes aient la preuve formelle qu’un système planétaire peut se former autour de deux étoiles proches. Plus d’une décennie plus tard, une autre planète vient d’être découverte dans un modèle similaire, BEBOP-1c.

Comment fait-on pour découvrir des exoplanètes ?

Trouver un système avec deux étoiles dans notre galaxie n’est pas quelque chose de très complexe. Les astronomes estiment que près d’un système sur deux pourrait compter plusieurs étoiles. Il est par contre beaucoup plus compliqué de calculer des « transit » et ainsi de découvrir des exoplanètes.

À des millions d’années-lumière de la Terre, les exoplanètes ne brillent pas dans le ciel, comme le font Mars, Saturne ou Jupiter. Elles sont observées par les scientifiques via une méthode dite de « transit ». Cette observation indirecte est permise lorsque l’exoplanète passe devant son étoile. Son ombre va alors cacher une minuscule partie de l’étoile. En fonction de la durée et de la trajectoire du transit, les astronomes peuvent déduire la taille, la distance et la trajectoire de l’exoplanète autour de son étoile.

Un télescope aussi puissant que James Webb est même capable d’analyser la composition de l’atmosphère d’une exoplanète. Mais dans le cas de BEBOP-1c les choses sont différentes. Les scientifiques de l’Université de Birmingham à l’origine de cette découverte n’ont pas utilisé la méthode du « transit » qui « coûte des centaines de millions de dollars », mais plutôt celle de la signature radiale.

L’autre méthode, la spectroscopie radiale

Ce système, bien moins coûteux, pourrait permettre de découvrir de nombreuses exoplanètes dans les prochaines années. C’est du moins ce qu’espère Amaury Triaud le co-auteur de cette étude. Cette nouvelle méthode se concentre sur les mouvements de l’étoile et non de la planète.

Utilisé à grande échelle dans les années 50, la spectroscopie radiale part du principe qu’une exoplanète, même très légère, exerce une attraction gravitationnelle sur son étoile. L’astre modifie ainsi sa vitesse et sa trajectoire quand la planète est au plus près de lui. Ce très léger changement peut être mesuré depuis la Terre et permettre de connaître la position, mais surtout la masse d’une exoplanète.

Dans le cadre de BEBOP-1c les scientifiques estiment qu’il s’agit d’une planète gazeuse, comme Saturne ou Jupiter. Elle se trouverait assez proche de son couple d’étoiles (environ 80 % de la distance Terre-Soleil). D’autres études doivent encore être menées pour confirmer la taille et la masse de l’exoplanète.

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