- L’IA assiste déjà les banques dans la gestion de l’épargne des clients, en leur fournissant des informations, des alertes et des recommandations personnalisées.
- Mais l’IA aide aussi le fisc à détecter les fraudes fiscales, comme les piscines non déclarées, en analysant des images aériennes et en les croisant avec les données cadastrales.
- Au-delà, des questions éthiques, réglementaires et sociales subsistent.
L’intelligence artificielle (IA) n’est plus un fantasme de science-fiction. Elle est déjà à l’œuvre dans le domaine financier, où elle assiste les conseillers et le fisc dans leurs missions. Mais elle transforme aussi le secteur en profondeur, avec des opportunités et des défis à relever.
L’IA est d’abord un outil au service des conseillers financiers, qui peuvent se concentrer sur la relation avec le client. Grâce à l’IA, ils disposent plus vited’informations, d’alertes et de recommandations personnalisées pour gérer l’épargne de leurs clients. Une aide précieuse qui leur évite désormais de passer à côté d’éléments importants.
L’IA brille quand il s’agit de finances
Nos confrères du journal Le Monde donnent quelques exemples de l’utilisation de l’IA en France. Ainsi on apprend que le Crédit Agricole utilise par exemple une IA pour détecter des signaux avant-coureurs de la dégradation de la situation budgétaire d’un client, et d’alerter le conseiller pour qu’il propose des solutions adaptées, comme une réduction des échéances de prêt.
Chez BNP Paribas, l’IA est utilisée pour allouer des actifs aux clients dans le cadre de l’offre de gestion sous mandat digitalisée MyMand@te. L’IA utilise du machine learning pour analyser les données du client et du marché, et pour améliorer le portefeuille au fur et à mesure.
Mais l’IA est aussi une alliée du fisc. Ce nouvel outil permet aux impôts de traquer les fraudes fiscales avec plus d’efficacité. Le fisc utilise notamment un système développé par Google et Capgemini, qui peut identifier les piscines non déclarées sur les photos satellites et vérifier si elles sont enregistrées.
Devant le succès du dispositif, le fisc prévoit d’utiliser aussi l’IA pour repérer d’autres aménagements non déclarés, comme des annexes, des extensions ou des vérandas.
L’IA change beaucoup de choses en profondeur, tout en se plaçant pour l’instant plutôt comme un outil accélérateur de la décision. Elle apporte plus d’efficacité, de rapidité et de précision dans la gestion de l’épargne et le contrôle fiscal. Mais elle pose aussi des questions éthiques, réglementaires et sociales.
Par exemple, comment garantir la protection des données personnelles des clients face aux risques de piratage, fuites au sein d’une même IA ou d’utilisation abusive ? Comment assurer la transparence et la fiabilité des algorithmes qui prennent des décisions financières ?
Comment anticiper l’impact de l’IA sur l’emploi et les compétences dans le secteur financier ? Autant de questions qui méritent d’être débattues pour que l’IA reste au service du bien commun.
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