Souvenez-vous, c’était en 2020. La société Escobar Inc. défrayait la chronique avec ses téléphones Escobar Fold 1 et Fold 2. Avec un marketing agressif et bien rodé, notamment tourné vers les influenceurs, ces appareils avaient fait le tour du web.
Des influenceurs pour promouvoir les « Escobar Phone »
Et pour cause, la compagnie capitalisait énormément sur l’image sulfureuse de l’ancien baron de la drogue colombien Pablo Escobar. Sur son site la firme précisait : « 2019 – 2 décembre : 26 ans après la mort de Pablo, Escobar Inc lance un smartphone pliable révolutionnaire : l’Escobar Fold 1. Disponible dans le monde entier, à partir de seulement 349 $ ».
Son frère, Roberto Escobar, qui participait à cette initiative, n’hésitait également pas à attaquer les géants de la Tech dans sa communication : « Mon objectif est de battre Apple et je vais le faire moi-même, comme je l’ai toujours fait ». Il arguait aussi que ses téléphones se vendaient au prix de 350 dollars alors que les produits de la marque à la pomme étaient bien plus onéreux.
L’histoire se finit au tribunal pour cette entreprise. The Verge revient ainsi sur ce dossier où l’on apprend que son PDG, Olof Kyros Gustafsson et Escobar, Inc auraient fait appel à des critiques de produits tech et à des influenceurs pour « tenter d’accroitre la demande » de produits « qu’ils n’ont pas livré aux clients », puis « transféré et blanchi l’argent de ces derniers pour « utiliser ces fonds à des fins personnelles ».
Comme on pouvait le voir dans un vidéo de Marques Brownlee, le créateur de contenu avait bien reçu un « Escobar Fold 2 », mais ce dernier n’était autre qu’un Samsung Galaxy Fold, un smartphone qui coûtait près de 2000 euros avec un autocollant doré ajouté.
Nos confrères ajoutent que, lorsqu’un client a tenté d’obtenir un remboursement pour un article non livré, « Gustafsson transmettait frauduleusement au prestataire de paiement la preuve d’envoi du Certificat de propriété ou d’un autre document, en la présentant comme preuve que le produit lui-même avait été expédié et reçu, afin que les demandes de remboursement soient refusées. »
Un juge a fixé l’audience de détermination de la peine au 5 décembre. Le PDG encourt jusqu’à 20 ans de prison fédérale pour les chefs d’accusation de fraude et jusqu’à 10 ans pour les chefs d’accusation de blanchiment d’argent. Il devra également verser jusqu’à 1,3 million de dollars de dédommagement, précise le média américain. Affaire à suivre donc, comme l’on dit souvent dans ce type de dossier.
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