2026 démarre bien sur le plan de l’inflation en France. D’après les premières estimations de l’Insee publiées ce mardi 3 février, la hausse des prix en rythme annuel se situe à +0,3 % pour le mois de janvier. C’est un niveau largement inférieur aux +0,8 % observés en décembre 2025 et c’est surtout le niveau le plus bas constaté depuis fin 2020.
Selon l’institut, par rapport au mois dernier, on assiste même à une baisse des prix à la consommation de 0,3 %, ce qui est une amélioration par rapport à la hausse de 0,1 % enregistrée en fin d’année dernière.
Hausse des prix de l’alimentation
Reste une question de taille : comment expliquer cette évolution ? D’après Les Échos, un facteur a clairement joué à court terme : les soldes d’hiver. Cela s’est traduit par une chute des prix des produits manufacturés, de l’habillement et des chaussures, soit autant de produits souvent impactés par des rabais.
Autre tendance favorable pour le pouvoir d’achat des Français : le ralentissement des prix des services. Ces derniers sont notamment impactés par une stabilisation de la consultation des médecins quand ces derniers avaient grimpé en flèche en janvier 2025.
Quant aux prix de l’énergie, ils diminuent de 7,8 %, tout comme celle du tabac. Seuls les prix de l’alimentation repartent à la hausse en janvier (+1,9 % sur un an), avec des hausses notables sur les produits frais et certaines denrées (café, chocolat etc).
Ouest-France rappelle également que nous aurions tort de nous réjouir trop vite. Et pour cause, la Banque de France s’attendait en décembre à une inflation qui repartira légèrement à la hausse au cours des prochains mois.
Des gagnants et des perdants
Ces bonnes nouvelles pour les consommateurs contrastent avec les mois difficiles qui ont suivi la fin de la pandémie de Covid et le début de la guerre en Ukraine. On se souvient notamment que la hausse des prix avait atteint un pic de 6,3 % en février 2023 et s’était par la suite maintenu à des niveaux élevés jusqu’à la fin de l’année 2024.
La baisse du niveau de l’inflation représente une bonne nouvelle pour les ménages et les entreprises, car les taux d’intérêt d’emprunt devraient diminuer sur les prêts à plus ou moyen terme. Mais c’est en revanche une mauvaise nouvelle pour les épargnants. En effet, les taux d’intérêt des livrets réglementés (A, LDDS…) prennent en compte le niveau de l’inflation. Cela s’est déjà traduit par une diminution de 1,7 % à 1,5 % depuis le 1er février dernier.
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