C’est une très mauvaise surprise pour l’économie française. L’Institut national de la statistique (Insee) annonce en effet ce vendredi 30 octobre, que le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 0,1 % au troisième trimestre. Ce dernier avait déjà baissé de 0,2% au cours du premier trimestre et stagné au second. Autrement dit, une récession annuelle est envisageable dans le pays, ce qui serait une première depuis 2009, année qui avait suivi la crise des subprimes.
Dans le détail, la production de biens et services a baissé de 0,1 % de juillet à septembre. Il en va de même pour l’investissement et le commerce extérieur, qui chutent de 0,6 %. Enfin, et c’est un petit motif de satisfaction, la consommation des ménages progresse de 0,4 %.
Interrogé par BFM Business, Anthony Morlet-Lavidalie, de l’institut Rexecode, commente à ce sujet : « Il n’y a pas de relais de croissance aujourd’hui dans l’économie française, pas de moteur. (…) C’est une très mauvaise nouvelle ; quand on fait la moyenne sur l’année 2026, on est en début de récession. C’est un scénario plutôt noir pour l’économie française. »
Le retour de l’inflation fait craindre le pire
Le coup est d’autant plus dur pour le gouvernement qu’il anticipait une croissance annuelle de 0,7 % qui sera bien difficile à atteindre. D’ailleurs, la tendance n’est pas bonne du côté de la consommation des ménages, qui pourrait pâtir du retour de l’inflation au cours des mois à venir.
Cette dernière est de fait déjà bien présente en France. D’après les chiffres publiés par l’Insee, les prix à la consommation ont grimpé de 3,4 % sur un an en octobre. Il ne faut d’ailleurs pas chercher bien loin les raisons de cette envolée : les prix énergétiques décollent de 24,1 % ce mois-là, avec une explosion du gazole et de l’essence.
Il en va de même pour les prix du gaz, mais aussi, dans une moindre mesure, de l’électricité. Enfin, l’inflation alimentaire progresse aussi avec une hausse de 1,2 %. Preuve, s’il en était besoin, que ce renchérissement du coût de l’énergie a des conséquences sur tous les autres secteurs d’activité.
Ce qu’il faut retenir :
- L’Insee annonce un recul de 0,1 % du PIB français au troisième trimestre, marquant une possible récession annuelle.
- La production de biens et services, ainsi que l’investissement et le commerce extérieur, sont en baisse, tandis que la consommation des ménages augmente de 0,4 %.
- Le retour de l’inflation, avec une hausse de 3,1 % des prix à la consommation, complique la situation économique et pourrait affecter la consommation future.
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