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L’insurtech Neat lève 50 millions d’euros : signe d’un rebond pour le secteur ?

La jeune pousse tricolore a désormais une idée en tête : s’imposer comme le leader mondial de l’assurance embarquée.

Neat, start-up spécialisée dans l’assurance embarquée, signe un tour de table à hauteur de 50 millions d’euros en série A. L’opération peut être interprétée comme un signal fort pour les insurtech, secteur qui a traversé une longue période de disette.

Croissance de 700 % pour Neat

Fondée en 2022 par Fabien Cazes et Maximilien Dauzet, Neat propose aux distributeurs d’intégrer des assurances (vol, casse, perte, extension de garantie) directement à travers le parcours d’achat. La jeune pousse a rencontré une croissance exponentielle : + 700 % en douze mois seulement.

Elle dispose d’une quarantaine de produits d’assurances, qu’elle distribue au travers de 1 500 clients. Parmi eux, on retrouve de grands noms comme Floa, Decathlon, Pierre et Vacances, Alain Afflelou ou encore Sport 2000.

Cette nouvelle opération, annoncée le 11 septembre, signe sa deuxième levée de fonds après un premier tour de table en amorçage lors de sa création. À l’époque, Neat avait récolté 10 millions d’euros. Ce dernier tour de table a été mené par la firme d’investissement londonienne Hedosophia, ETFS Capital, Athletico Ventures et Founders Future.

L’insurtech renaît de ses cendres

Et il est notable. Il intervient, en effet, dans un contexte défavorable pour les start-up françaises. Outre les sociétés issues des secteurs de l’IA et des greentech, la recherche de fonds est actuellement complexe pour les jeunes pousses.

Ceci est d’autant plus vrai concernant les insurtech, frappées par un immense coup de frein ces derniers mois. En témoignent les difficultés financières significatives rencontrées par la néo-assurance habitation Luko, rachetée par le géant Allianz en début d’année.

Comme le note Les Échos, le modèle de Neat diffère : l’assurance affinitaire (ou embarquée) octroie des coûts d’acquisition bien plus bas que ceux des assureurs directs comme la licorne Alan. « Entre 2019 et 2022, deux tiers des financements allaient dans les start-up ayant un agrément d’assureur et celles qui faisaient de la distribution directe comme Luko et consorts. Au premier semestre 2024, on est à moins d’un tiers », explique Florian Graillot, fondateur du fonds de capital-risque spécialisé dans l’insurtech Astorya, au quotidien. D’ailleurs, Estaly, jeune pousse opérant sur un modèle similaire à Neat, a levé 3,6 millions d’euros en seed au mois d’avril. Elle est désormais en phase d’accélération.

De nos jours, les fournisseurs de cyberassurances, qui protègent les entreprises contre les pertes financières résultant d’incidents de cybersécurité, ainsi que ceux qui ciblent les TPE-PME, semblent plus enclins à tirer leur épingle du jeu dans l’industrie des insurtech.

Pour sa part, Neat compte s’appuyer sur ces nouveaux fonds pour accélérer son expansion à l’étranger. Objectif : devenir le leader mondial des assurances embarquées.

  • La start-up spécialisée dans l’insurtech Neat vient de lever 50 millions d’euros en série A
  • Elle propose des solutions d’assurance embarquée. Les distributeurs les intègrent dans le parcours d’achat de leurs clients
  • Ce tour de table peut être interprété comme un signal du regain d’attrait des insurtech, après une période plutôt creuse

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