Passer au contenu

L’ISS est si polluée qu’elle pourrait être dangereuse pour les astronautes ?

L’ISS tourne en orbite autour de la Terre depuis plus de 20 ans. Une étude suggère qu’elle a depuis eu le temps de devenir une vraie poubelle.

  • Selon une étude l’ISS est aussi pollué qu’un appartement en ville
  • Cette concentration de polluants n’est pas sans raison
  • Les astronautes ne risquent, pour le moment, pas grand chose

La station spatiale internationale est le théâtre de nombreuses expériences scientifiques. Depuis sa mise en orbite à la fin des années 90 des centaines d’astronautes se sont relayés dans les quelques modules, apportant leur lot de connaissances, rêves mais aussi de pollution.

Les derniers travaux de l’Université de Birmingham au Royaume-Uni suggère qu’en deux décennies l’ISS est devenu un vrai nid à microbes et autres particules potentiellement toxiques. Selon l’étude, les niveaux de pollution dans l’ISS serait supérieure à ceux habituellement retrouvés dans des appartements en ville.

Les taux ne sont pas assez hauts pour alerter les autorités sur une possible mise en danger des astronautes, mais ces derniers doivent bénéficier d’un retour approfondi, aussi bien lors de leur mission que dans les mois qui suivent.

Car l’enquête n’a pas seulement mis la main sur un peu de poussière ou de la matière virale, ce sont en effet des vrais concentrations inquiétantes de microplastiques et de particules polluantes. Les mêmes qui entrainent des plans d’action sur Terre.

Des polluants utiles et obligatoires ?

La présence de ces pollutions n’est cependant pas sans raison, la NASA a d’ailleurs reconnu être à l’origine de la propagation de ces particules dans l’ISS. Car ce petit ilot pressurisé au coeur de l’espace a un ennemi, encore plus fort que les autres : l’incendie.

Si un feu venait à se déclarer dans l’ISS la station pourrait se consumer en quelques minutes seulement. Pour éviter cela l’agence spatiale américaine utilise des agents ignifuges. Avec leur composition particulière ils sont capables de ralentir la progressions des flammes.

Ces agents ont logiquement été retrouvés dans l’air de l’ISS. Il s’agit pour la plupart d’agents bromés (BRF) ou d’organophosphates (OPE). Les chercheurs ont aussi trouvé des traces d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH). Ils sont couramment utilisé dans la combustion des hydrocarbures pour faire avancer l’ISS. Ils sont considérés comme cancérigènes par l’OMS.

Quels sont les risques pour les astronautes à bord ?

Pour l’heure les concentrations de particules polluantes et cancérigènes ne sont pas préoccupantes. L’étude revient cependant sur les ambitions de la NASA qui espère lancer à court terme une réplique de l’ISS en orbite autour de la Lune.

Avec “Gateway” la NASA pourrait mener des missions habités beaucoup plus longues, dépassant les 6 mois de séjour habituel dans l’ISS. Or les concentrations en PAH pourraient poser des problèmes de santé aux astronautes sur le long terme.

Une exposition prolongée à ces particules pourraient favoriser le développement de cancers. Les astronautes sont déjà, de par leur irradiation aux rayons solaires, des populations à risques face à des maladies de la peau comme le cancer. L’ajout d’un nouveau facteur de risque ne fait donc qu’augmenter les “chances” de tomber malade sur le long terme.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

3 commentaires
3 commentaires
  1. Titre principal : “elle pourrait être dangereuse pour les astronautes”
    3ème ligne de l’article : “Les astronautes ne risquent, pour le moment, pas grand chose”
    Quand arrêterez-vous de faire des titres à la con alors que le contenu n’est pas mauvais ?

    Plutôt que de mettre des guillemets autour de chance, utilisez risques. On a les 2 mots, autant les utiliser.
    Et si vous ne savez pas si c’est une chance ou un risque, utilisez probabilité.

    Mais pourquoi n’aère-t-il pas ? On nous a assez bassiné pendant le COVID pour que ce soit connu qu’il faut ouvrir les fenêtres tous les jour pendant 20 minutes.

Les commentaires sont fermés.