L’environnement est une préoccupation de plus en plus importante pour les consommateurs, chacun essayant d’être plus raisonnable dans ses choix. S’il est reconnu que la consommation de viande ou le choix de prendre l’avion a un impact sur notre bilan carbone, on oublie parfois les conséquences de certains choix. Ainsi, choisir telle ou telle banque n’est pas sans conséquences pour l’environnement.
Effectivement, lorsque vous placez votre argent sur un compte courant ou sur un livret A, celui-ci ne dort pas paisiblement jusqu’à ce que vous le récupériez. Les banques utilisent l’argent déposé pour faire des crédits et réaliser des investissements. Dans ce sens, les établissements décident d’utiliser cet argent pour financer ou investir dans certaines entreprises. Selon leurs activités de ces dernières, l’impact environnemental n’est pas le même. Ainsi, le choix de votre banque pour placer votre argent n’est pas anodin.
Selon le rapport Banking on Climate Chaos, les banques françaises continuent de privilégier les entreprises engagées dans l’expansion des énergies fossiles. Mauvaises élèves en Europe, ces dernières auraient fourni 15,7 milliards de dollars de financement aux 100 plus grands développeurs de fossiles.
Du côté du Livret A ou encore du LDDS (Livret de développement durable et solitaire), 60% sont centralisés par la Caisse des dépôts. Pour le reste, ce n’est pas réellement transparent.
Selon Helios, une fintech qui veut proposer une alternative éthique aux banques traditionnelles, 5000 euros placés sur un compte-courant en France émettraient 3 tonnes de CO2 par an. Ce qui représente environ 30% du bilan carbone moyen individuel des habitants de l’Hexagone.
De l’importance de choisir sa banque
Si les banques traditionnelles sont pointées du doigt, certaines aggravent plus le chaos climatique que d’autres. Malgré certaines initiatives pour l’environnement comme la neutralité carbone, plusieurs établissements bancaires continuent de financer et de soutenir des entreprises à l’impact néfaste sur la planète. En revanche, il existe des banques traditionnelles de taille qui n’hésitent pas à s’engager pour ne plus financer les secteurs les plus polluants. C’est le cas du Crédit coopératif, de La Banque Postale ou encore du Crédit mutuel Arkéa.
De nouvelles alternatives axées sur l’environnement pour placer votre argent voient peu à peu le jour. Des néo-banques plus respectueuses de votre bilan carbone mais qui doivent s’adosser aux banques traditionnelles, choisies avec soin, car elles n’ont pas de licence bancaire propre.
À l’heure actuelle, les comparateurs de banques se multiplient pour que vous puissiez prendre conscience de l’effet (ou non) de votre banque actuelle sur l’environnement et éventuellement changer pour un établissement qui s’engage pour limiter son impact sur le climat.
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Imbéciles !
Vous avez décidément publié cette supercherie sur mon argent qui pollue ? C’est votre article qui pollue avec toujours plus de CO2 !
Sérieusement, je vais m’inquiéter de savoir comment les banques dépenses les épargnes ?
Il faudrait plutôt s’inquiéter de ne plus pouvoir épargner.
Effondrement du pouvoir d’achat, paupérisation accélérée, au nom de la compétitivité augmentation des charges sociales pour les employeurs et pour les employés, augmentation du temps de travail par le recul des retraites qui n’est rien d’autres que des taxes supplémentaires (le retraité quand il part ne paie plus de cotisation), coût du panier (nourriture, déplacement) en constante augmentation. Le vrai taux d’inflation est donné par le l’augmentation des fonciers (à minima 7.4%)
Un parfum de goudron et de plumes se généralise dans l’air.