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Pourquoi les jeunes boudent le Livret A au profit des actions ?

Le Livret A ? Trop peu pour les jeunes générations qui préfèrent miser sur les actions, les considérant comme un meilleur investissement pour leur avenir.

  • Les moins de 35 ans investissent de plus en plus en Bourse
  • Les outils numériques facilitent l’accès à ce type d’investissement
  • Les actions sont aussi perçues comme un investissement plus rentable que le traditionnel Livret A

Le Livret A sera-t-il le moyen d’épargne préféré des Français dans les années à venir ? Pas si sûr. Le maintien du taux à 3% ? Les jeunes ne s’en préoccupent que très peu. Pour les moins de 35 ans, l’avenir est dans la Bourse. C’est en tout cas ce qui ressort de la dernière enquête annuelle menée par l’institut Kantar pour l’AMF.

Les chiffres sont sans appel : 40% des nouveaux venus sur les marchés financiers ont moins de 35 ans. En 2023, 14% des nouveaux investisseurs avaient même moins de 25 ans. En 2029, ils n’étaient que 3%

La crise Covid est passée par là. Puisqu’ils dépensaient moins leur argent, les Français ont cherché à diversifier leur épargne. Ainsi, entre 2019 et 2023, 1,5 million de particuliers se sont lancés dans les investissements en actions. Mais alors que les profils étaient plus âgés avant la crise de 2008, ce sont désormais les plus jeunes qui croient dans ce type d’investissement.

Ainsi, la part des moins de 25 ans réalisant fréquemment des opérations a triplé entre 2019 et 2023, passant de 1,4% à 4,1%. Si l’on exclut les stock-options (les plus jeunes y ont très rarement accès), les 15-24 ans représent 11,2% des particuliers détenant des actions, les 25-34 ans 8,1%.

Les plus âgés, eux, croient de moins en moins à la Bourse, probablement refroidis par la crise de 2008. Ainsi, les 45-54 ans représentent 7,6% des particuliers à détenir des actions, un chiffre en baisse par rapport à 2022 (8%).

Mais alors pourquoi les jeunes aiment tant la Bourse ?

Mesurer les risques

Alors que le monde du travail est en mutation et que les incertitudes sur leur avenir grandissent, les jeunes cherchent à atteindre l’indépendance financière plus rapidement. Ainsi, ils n’hésitent pas à faire pencher la balance du risque pour augmenter les rendements. Quitte, parfois, à se mettre en danger.

L’ère du numérique rend l’investissement plus facile que jamais. Les applications mobiles (comme Trade Republic par exemple) permettent d’investir en quelques clics après un processus d’enregistrement de quelques minutes. Sur internet et les réseaux sociaux, les conseils en investissement fleurissent.

Une démocratisation qui est un « atout pour la place de Paris » estime Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’AMF. Mais qui présente aussi des risques, parfois sous-estimés par les plus jeunes.

Certains tombent dans les pièges de gourous de la finance promettant des gains faciles et rapides sans aucune connaissance. Des influenceurs ont même été épinglés pour avoir prodigué des conseils en investissements sans agrément, pratiques commerciales trompeuses et autres joyeusetés.

Dans sa récente loi influenceurs, le gouvernement a même prévu un encadrement stric de ce genre de pratiques afin de protéger les publics plus jeunes. Investir oui, mais pas à n’importe quel prix.

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