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LK-99 : une nouvelle découverte de taille sur le supraconducteur ?

Des mois après l’annonce de la découverte du LK-99, un matériel supraconducteur, deux nouvelles études sur le sujet viennent d’être pubilées.

Le LK-99 avait fait la Une de l’actualité l’été dernier lors de sa présentation par une équipe de scientifiques sud-coréens. Depuis, on pourrait penser que cette découverte est tombée dans l’oubli, mais c’est tout le contraire. De nouvelles études ont été menées, et elles tentent, à leur tour, de construire un supraconducteur capable de fonctionner à température et pression raisonnable.

Pourquoi vouloir construire un supraconducteur ?

Pour comprendre l’intérêt scientifique de ces deux nouvelles études, il faut s’intéresser en premier lieu au supraconducteur. Ces matériaux disposent de propriété très intéressante pour le monde de l’énergie ou des transports.

Le projet ITER, qui tente de mettre au point la fusion nucléaire, utilise notamment des matériaux supraconducteurs. Le stockage de l’énergie serait également beaucoup plus facile avec des matériaux supraconducteurs. Problème, la production de ces derniers n’est aujourd’hui pas énergétiquement rentable.

Les seuls modèles de matière supraconductrice connus à ce jour demandent des températures extrêmement basses, proche du zéro absolu et des pressions atmosphériques insoutenables. Seuls quelques laboratoires disposent de l’énergie suffisante pour produire des matériaux supraconducteurs.

Le monde de la recherche essaye donc depuis des années de mettre au point un matériau supraconducteur à pression et température stable. C’était là tout l’exploit du LK-99 présenté l’été dernier. Mais rapidement après l’annonce des deux chercheurs (Sukbae Lee et Ji-Hoon Kim) la communauté scientifique avait invalidé leurs résultats.

Retour à la case départ ?

La recherche autour d’un matériau supraconducteur était donc retournée à son point de départ ou presque. Mais aujourd’hui, ce sont deux nouvelles études qui viennent relancer la machine médiatique. Deux laboratoires chinois annoncent dans une pré-publication avoir construit un dérivé du LK-99.

Dans leurs travaux, ils se montrent moins enthousiastes que leurs confrères coréens. Les résultats sont proches des attentes des scientifiques, et ces deux nouvelles études, menées avec un grand sérieux, semblent pour l’heure contenter la communauté scientifique. Au moins sur la méthodologie utilisée.

Une variante plus complexe ?

Avec cette nouvelle composition du LK-99, la fabrication de ce matériau est beaucoup plus périlleuse. Les effets sont également moindres et les auteurs sont les premiers à le reconnaître, il ne s’agit en aucun cas d’une révolution, seulement d’une trouvaille de plus dans un océan de recherche sur la question.

La prudence est donc de mise, et plusieurs scientifiques, européens notamment, remettent déjà en question les découvertes chinoises. La communauté scientifique dans son ensemble est très difficile à convaincre sur le sujet. En effet, cela fait des années que des milliers de chercheurs travaillent sur le problème, et la moindre avancée est scrutée en tout point.

Une chose est sûre, les matériaux supraconducteurs ne feront pas plus partie de notre quotidien en 2024 qu’en 2023. Ils seront toujours au centre de discussions scientifiques et si les possibles applications ont de quoi faire rêver, le monde de la recherche a encore de longues années devant lui.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Il y’a fort à parier que si la découverte dun nouveau supraconducteur doit se faire, ce sera avec l’aide d’une IA.
    Comme pour la médecine et bien d’autres domaines, c’est par l’intermédiaire de ces outils que les avancées se feront le plus sentir, au moins pendant un certain temps.

Les commentaires sont fermés.