Jamais nos appareils ménagers n’ont semblé aussi autonomes. Des robots aspirent et nettoient les sols en toute autonomie, les machines à laver ont des programmes qui font tout, les frigos se remplissent presque seuls, même les tondeuses se débrouillent comme des grandes. À écouter les géants du secteur, la maison serait presque capable de s’occuper d’elle-même. Presque.
Car si les machines savent désormais exécuter une partie des tâches, elles ne décident pas toujours quand il faut les lancer. Elles ne remarquent pas forcément que le panier à linge déborde, que le réfrigérateur se vide ou qu’il faudra changer les draps. Très doués pour exécuter les tâches les plus ingrates, les appareils ménagers restent incapables de gérer l’organisation de ces tâches. Or, ce travail continue de représenter une lourde charge mentale.
Selon un sondage OpinionWay pour LG mené auprès de 1 050 adultes, 51 % des Français considèrent que l’organisation des tâches ménagères représente pour eux une charge mentale importante. Malgré les progrès techniques (et un meilleur partage au sein des foyers) la maison reste une petite entreprise dont il faut assurer la direction au quotidien
Les femmes toujours en première ligne
Sans surprise, cette charge n’est pas ressentie de la même manière par tout le monde. Elle est jugée importante par 57 % des femmes, contre 43 % des hommes. Cet écart de 14 points confirme que les femmes continuent plus souvent à porter la responsabilité du foyer. Faire les courses ou lancer une machine n’est que la partie visible du travail. Il faut aussi dresser la liste, surveiller les stocks, trier le linge, choisir le bon programme et s’assurer que tout sera terminé au moment voulu.
Pour preuve, près de deux Français sur trois (64 %) estiment que certaines tâches ne seraient jamais réalisées chez eux s’ils ne prenaient pas l’initiative de s’en souvenir.
Chez les femmes, cette proportion atteint même 72 %, loin des 55% d’hommes, décidément moins touchés par ces problématiques.
Les hommes s’y mettent de plus en plus
Dire que les femmes restent davantage concernées ne signifie pas que les hommes n’essaient pas de s’impliquer davantage. Selon l’étude, 43% d’entre eux considèrent l’organisation des tâches comme une charge mentale importante. Plus d’un homme sur deux affirme que certaines tâches ne seraient pas accomplies s’il n’y pensait pas lui-même. C’est toujours moins que les femmes, mais les chiffres sont encourageants.
Cette évolution est d’ailleurs largement reconnue par les hommes et les femmes puisque 8 Français sur 10 estiment que le partage des tâches ménagères a progressé par rapport aux générations précédentes. Cette perception est encore plus répandue chez les hommes (84 %) que chez les femmes (76 %). Quelle surprise !
Face à cette pression, la technologie s’est imposée comme une alliée de taille. Plus d’un Français sur trois (34 %) affirme faire davantage confiance à un appareil intelligent qu’à une autre personne de son foyer pour obtenir un résultat satisfaisant sur certaines tâches ménagères.
Contre toute attente, les hommes se montrent légèrement plus enclins à déléguer aux machines : 37 % leur font davantage confiance qu’à un proche, contre 31 % des femmes. Mais c’est surtout chez les jeunes que les nouveaux appareils ménagers font sensation. 59 % parmi les moins de 35 ans et 61 % chez les 25-34 ans leur font davantage confiance qu’à un être humain.
Parmi les avantages avancés, la régularité et l’automatisation pèsent lourd. Toutefois, ces appareils requièrent encore une organisation quasi-militaire, notamment pour les foyers avec enfants.
Avec des enfants, la charge s’alourdit (beaucoup)
Lorsqu’un foyer compte au moins un mineur, 63 % des personnes interrogées considèrent l’organisation domestique comme une charge mentale importante. La proportion tombe à 45 % dans les foyers sans enfant.
L’écart est également marqué lorsqu’il s’agit de « penser à tout ». Dans les familles avec enfant mineur, 74 % des répondants estiment que certaines tâches ne seraient jamais réalisées sans leur vigilance. Ils sont 60 % dans les autres foyers.
Car les enfants n’ajoutent pas seulement des tâches ménagères, ils imposent une rigueur supplémentaire dans l’organisation. Activités, repas, affaires à préparer, horaires, rendez-vous et imprévus rythment le quotidien des familles avec enfants mineurs. Certes, les appareils technologiques font gagner du temps, mais ce temps peut rapidement être absorbé par une organisation plus complexe.
Foutue procrastination
Toute la charge mentale ne vient pas des limites de la technologie ou d’un partage inégal. Elle provient également de notre tendance à procrastiner davantage. Selon l’étude, 68 % des Français reconnaissent repousser certaines tâches alors même qu’ils savent qu’elles devront être réalisées rapidement. Près d’un sur deux (49 %) avoue avoir déjà laissé volontairement une corvée en espérant qu’une autre personne s’en charge. Sur ce point, femmes et hommes sont parfaitement à égalité (49%).
Les différences sont surtout générationnelles. La procrastination concerne 80 % des 18-24 ans et 67 % des 25-34 ans. Elle recule ensuite avec l’âge, jusqu’à 32 % chez les 65 ans et plus. Rien d’anormal, puisque les plus de 65 ans sont généralement à la retraite et sont donc débarrassés de la charge mentale du travail. Leurs enfants sont aussi installés dans la vie, ils disposent donc de plus de temps libre. Même ceux s’occupant des petits-enfants.
- 57 % des femmes et 43 % des hommes considèrent l’organisation des tâches ménagères comme une charge mentale importante.
- 64 % des Français pensent que certaines tâches ne seraient pas réalisées s’ils ne prenaient pas personnellement l’initiative d’y penser.
- 34 % font davantage confiance à un appareil intelligent qu’à une autre personne du foyer pour obtenir un résultat satisfaisant sur certaines tâches.
Méthodologie : sondage OpinionWay pour LG réalisé en ligne du 19 au 21 août 2026 auprès de 1 050 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Les résultats correspondent au total des réponses « tout à fait d’accord » et « plutôt d’accord ». Cette enquête mesure des opinions et des perceptions ; elle ne mesure ni le temps effectivement consacré aux tâches ni leur répartition concrète au sein des foyers.
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