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Meta autorise l’utilisation de ses innovations à des fins militaires

Un vrai changement de politique de la part du groupe dirigé par Mark Zuckerberg.

C’est une évolution majeure du côté de Meta. Le géant du web a décidé de laisser les agences gouvernementales américaines et les sous-traitants travaillant sur la sécurité nationale utiliser ses modèles d’intelligence artificielle open source, Llama, à des fins militaires. Explications.

Les détails de cette décision

Nick Clegg, président des affaires mondiales de Meta, a détaillé le choix du groupe dans un billet de blog publié ce lundi 4 novembre. Dans son règlement, la compagnie interdit en effet l’utilisation de ses outils à des fins « militaires, de guerre, nucléaires ».

Désormais, l’entreprise prône « des utilisations responsables et éthiques » de la technologie qui soutient les États-Unis et les « valeurs démocratiques » dans une course mondiale à la suprématie de l’IA.

Le dirigeant a ainsi indiqué que le gouvernement américain pourrait utiliser ces innovations afin de traquer les activités terroristes et d’améliorer la cybersécurité des institutions américaines. L’idée est aussi de permettre à l’Oncle Sam et à ses alliés les plus proches : le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, de garder une longueur d’avance sur leurs rivaux :

L’objectif devrait être de créer un cercle vertueux, en aidant les États-Unis à conserver leur avance technologique tout en diffusant l’accès à l’IA à l’échelle mondiale et en veillant à ce que les innovations qui en résultent soient responsables et éthiques.

Un choix controversé ?

Il ajoute : « Dans un monde où la sécurité nationale est inextricablement liée à la production économique, à l’innovation et à la croissance de l’emploi, l’adoption généralisée des modèles d’IA open source américains sert à la fois les intérêts économiques et sécuritaires. D’autres pays – dont la Chine et d’autres concurrents – l’ont également compris et se précipitent pour développer leurs propres modèles open source, investissant massivement pour devancer les États-Unis ».

Reste à voir comment cette décision sera perçue. Nos confrères du New York Times rappellent à cet égard que des employés de Google, d’Amazon, et de Microsoft ont déjà ouvertement protesté contre des accords passés par leurs entreprises avec des sous-traitants militaitaires et des agences de défense.

Ce qu’il faut retenir :

  • Meta change sa politique en matière d’IA
  • Le groupe va laisser les agences gouvernementales américaines utiliser ses technologies
  • L’idée est de permettre à l’Oncle Sam de rivaliser avec ses concurrents, et notamment la Chine

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