Alors que Meta subit une mauvaise passe en Bourse sous fond de questionnement autour de la stratégie “tout Métavers” de Mark Zuckerberg, l’achat de terrains virtuels continue de séduire. Dans les 12 derniers mois, plus de 2 milliards de dollars ont été investis dans des mondes virtuels selon le cabinet DappRadar, dont une partie dans le Métavers de Meta, mais pas seulement.
On peut notamment citer Voxels un monde virtuel construit sur la blockchain Ethereum, Sandbox, Decentraland ou encore Roblox – qui ne sont que quelques noms parmi les dizaines de mondes virtuels qui attirent des investissements. En fait, plus que le métavers de Meta c’est bien ces mondes virtuels alternatifs (qui ne sont pas forcément tous basés sur la VR) qui attirent le plus gros des investissements.
Investir dans le Métavers, pourquoi pas… ?
Parmi les investisseurs, on trouve beaucoup de simples internautes, artistes et créateurs, capables de dépenser quelques centaines d’euros voire milliers – ou millions d’euros. BBC cite notamment l’artiste britannique Angie Thompson qui a acheté des terrains dans Voxels pour y construire deux galeries d’art servant à exposer ses créations. De l’art digital que les visiteurs peuvent acheter avec des cryptomonnaies.
Mais ces mondes attirent également beaucoup les marques qui investissent des sommes bien plus élevées, tout en misant sur leur potentiel, plus que leur attrait actuel somme toute relatif.En tout sur la période, 22 millions de dollars ont été dépensés rien que dans Voxels. Avec également de grands noms comme Samsung, UPS, ou encore la maison de ventes aux enchères Sotheby’s. Mais aussi Adidas, Atari, Ubisoft, Binance, Warner Music ou encore Gucci.
Meta n’édite pas le Métavers qui attire le plus
Avec l’effondrement des cryptos, le prix de ces parcelles a atteint un bas historique, mais de nombreux acteurs privés ne veulent tout simplement pas risquer de rater le coche, tout en pariant sur le fait que la conjecture va se retourner avec l’évolution de ces mondes. On note au passage que si Meta semble vouloir incarner “Le” Métavers, le secteur est en réalité fait d’une mosaïque de mondes séparés.
En investissant dans plusieurs mondes à la fois, les marques tentent de sécuriser leur avenir virtuel – dans l’attente que ces mondes puissent communiquer entre eux, ou que l’un d’entre eux finisse par dominer les autres. Amber Jae Slooten, de la maison de mode numérique The Fabricant, explique l’intérêt de cette stratégie en ces termes :
“Il est certain qu’il y aura in fine un marché de masse, car si l’on regarde la jeune génération, ils sont déjà très portés sur les jeux vidéo. Pour eux, il n’y a déjà plus de distinction entre le virtuel et le réel. Mais cet avenir reste à construire”, explique-t-elle.
Toute la question est maintenant de savoir le rôle que jouera vraiment là dedans le Métavers qui souhaite le plus exister, et supplanter tous les autres, à savoir celui de Meta… La firme peut-elle vraiment imposer sa vision du Métavers ? Tout reste encore à démontrer.
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