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Michel-Edouard Leclerc s’insurge au 20h : « ce n’est pas la peur qui va mobiliser les Français »

Le patron a pris position sur la question de la dette française.

Le 8 septembre prochain, le Premier ministre François Bayrou sollicitera un vote de confiance de l’Assemblée nationale en prévision du prochain budget. Dans sa communication, ce dernier multiplie les messages concernant la dette française et l’état des finances publiques.

Cela n’a pas échappé à Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique du leader français des supermarchés E.Leclerc, qui a commenté cette actualité lors de son passage au JT de 20h de France 2 ce lundi 1er septembre.

« Utilisons l’argent des riches »

Le dirigeant déplore la « dramaturgie » autour de ce sujet de la part du gouvernement. Il ajoute : « Personne ne parle de croissance (…) la meilleure manière de rembourser une dette, c’est d’aller chercher du chiffre d’affaires, c’est d’aller chercher de la croissance ». Et ce dernier d’asséner : « Ce n’est pas la peur qui va mobiliser les Français ».

Il a rappelé au passage que 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France. Dans ce contexte économique et social tourmenté : « l’illisibilité, les effets d’annonce, aussi bien des parlementaires que du gouvernement, accroissent cette anxiété ».

D’après lui, la principale menace qui pèse sur la France ne vient pas des financiers, mais d’une possible baisse de la consommation qui viendrait à son tour freiner la croissance française et impacter l’économie tricolore.

Michel-Édouard Leclerc a par ailleurs prôné un investissement dans les services publics : « Utilisons l’argent des riches, créons un fonds souverain. Il y a des actifs à la clé, ce n’est pas grave de faire de la dette pour financer des actifs ».

Michel-Édouard Leclerc, un patron très politique

Pour rappel, Michel-Édouard Leclerc a pris l’habitude de commenter l’actualité économique et politique française, si bien que certains lui prêtent des intentions pour l’élection présidentielle de 2027, même s’il a de nouveau nié cette idée lors de sa dernière intervention.

Au printemps dernier, il appelait notamment à transférer une partie des charges sociales vers les sociétés opérant dans le secteur de « la robotique et du digital ». Il précisait ainsi :

Le vivier de ressources pour lequel on finance le système social français, c’est juste des entreprises qui créent des emplois, donc des cotisations patronales et cotisations salariales. Mais quand on fait venir l’IA, 100 milliards, quand on fait venir des robots, quand on développe le digital, ça ne cotise pas.

Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

Ce qu’il faut retenir :

  • La question de la dette française est au cœur du débat politique
  • Le patron Michel-Edouard Leclerc a pris position : il estime que les discours actuels sur le sujet sont trop anxiogènes
  • D’après lui, seule une politique misant sur l’investissement, la consommation et la croissance peuvent relancer l’économie française et réduire la dette

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