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Microsoft refuse que la police utilise son outil de reconnaissance faciale

Dans un contexte de tension extrême aux États-Unis face aux manifestations contre les violences policières, Microsoft s’oppose à la vente de son outil de reconnaissance faciale à la police.

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Microsoft
© Efes Kitap / Pixabay

Après Amazon c’est désormais au tour de Microsoft de refuser de vendre à la police son outil de reconnaissance faciale. Ce jeudi, la société a pris position sur cette technologie, elle ne veut pas que celle-ci soit utilisée « tant qu’il n’y aura pas de législation fédérale solide fondée sur les droits humains ». Contrairement à Amazon, Microsoft n’avait pas encore vendu sa technologie aux forces de l’ordre.

« Au cours des deux dernières années, nous nous sommes concentrés sur l’élaboration et la mise en œuvre de principes solides qui régissent notre utilisation de la reconnaissance faciale, et nous n’avons cessé de demander une régulation gouvernementale forte », a déclaré Brad Smith, haut responsable de Microsoft.

La société IBM avait quant elle décidé quelques jours plus tôt de se retirer du secteur de la reconnaissance faciale par peur de l’utilisation qui en serait faite et des dérives à ce sujet concernant la surveillance de masse. Elle s’est dite « opposée à l’utilisation de toute technologie à des fins de surveillance de masse, de profilage racial et de violations des droits et libertés humaines de base ».

Les entreprises ainsi que les autorités locales tentent de réagir aux graves tensions survenues suite à la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc il y a deux semaines.

La défense des libertés au coeur du débat

L’American Civil Liberties Union (ACLU) – l’Union américaine pour les libertés civiles – avait déjà appelé il y a deux ans les géants de l’internet à ne plus fournir aux gouvernements cette technologie de surveillance, en indiquant qu’elle représentait une menace potentielle pour les immigrants et les personnes de couleur. Elle avait récemment appelé Microsoft et les autres entreprises du numérique à prendre la même décision qu’IBM, Google et Amazon et ainsi à avancer du bon côté de l’Histoire.

Microsoft semble avoir pris la mesure de la situation en se ralliant aux autres géants de l’internet. « L’essentiel pour nous est de protéger les droits humains des personnes au fur et à mesure que cette technologie est déployée » explique Brad Smith.

Depuis plusieurs mois, le Congrès américain étudie la possibilité de légiférer dans ce domaine. Face à la levée de boucliers des géants du numérique, il semble qu’il n’ait désormais plus le choix.

« Quand même les fabricants de reconnaissance faciale refusent de vendre cette technologie de surveillance parce qu’elle est si dangereuse, les législateurs ne peuvent plus nier les menaces contre nos droits et libertés » déclare Matt Cagle, avocat de l’ACLU.

En France cette technologie suscite également le débat et la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a demandé un encadrement de celle-ci.

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Par : Amazon Mobile LLC
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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Doc@gov.world

    13 juin 2020 at 5 h 00 min

    Scalpel sur cette technologie

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