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Surveillance de masse : IBM arrête la reconnaissance faciale et lance le débat

L’entreprise veut qu’un dialogue national soit ouvert sur cette technologie.

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reconnaissance faciale
© Presse-citron.net

« La reconnaissance faciale peut aider la police à protéger les communautés mais ne doit pas promouvoir les discriminations ou l’injustice raciale ». Dans une lettre adressée au Congrès américain, Arvind Krishna, le PDG d’IBM, a annoncé que son entreprise allait cesser de commercialiser des services de reconnaissance faciale. Cette décision intervient dans le contexte des manifestations contre les violences policières et le racisme que connaissent les États-Unis.

Le dirigeant s’est voulu assez clair sur les valeurs de l’entreprise. Il demande par ailleurs à ce qu’un débat national soit engagé sans tarder à ce sujet :

 IBM s’oppose fermement et ne tolérera pas l’utilisation de toute technologie, y compris la technologie de reconnaissance faciale offerte par d’autres fournisseurs, pour la surveillance de masse, le profilage racial, les violations des droits et libertés fondamentaux de la personne, ou tout autre objectif non conforme à nos valeurs et principes de confiance et transparence. Nous pensons que le moment est venu d’entamer un dialogue national sur l’opportunité et la manière dont la technologie de reconnaissance faciale devrait être utilisée par les autorités nationales chargées de l’application des lois.

L’état de Washington montre l’exemple

Il convient de nuancer la portée de cette décision car comme le souligne à juste titre TechCrunch, IBM ne semble pas gagner beaucoup d’argent avec la reconnaissance faciale. Dans le reste de sa lettre, Arvind Krishna espère des avancées au sujet des caméras mobiles portées par les agents de police. Il souhaite que les forces de l’ordre soient en mesure de rendre des comptes, lorsque cela est nécessaire.

Depuis un moment maintenant, le débat est très tendu au sujet de cette technologie qui est accusée par des militants et des scientifiques de reproduire les biais racistes et sexistes des humains. En décembre dernier, l’Institut de recherche AI Now recommandait d’ailleurs clairement de stopper immédiatement son utilisation des les cas où la vie des gens peut être affectée.

Plus récemment, l’état de Washington a adopté une loi de régulation sur les logiciels de reconnaissance faciale. Ce texte a notamment été salué par Amazon et Microsoft dont les sièges sont situés sur place. Les organismes publics doivent rendre compte régulièrement de leur usage de ce type de technologie et tester l’équité et la précision de leurs dispositifs. Les forces de police doivent de leur côté obtenir un mandat avant de recourir à cet outil dans le cadre de leurs enquêtes.

1 commentaire

1 Commentaire

  1. Jimmy Cram

    9 juin 2020 at 19 h 46 min

    la reconnaissance faciale me fait penser à un vieil épisode de Columbo dans lequel un chauffeur d’une voiture s’était fait passer pour un autre en utilisant un masque ou, plus précisément, une image imprimée fixée sur le visage du chauffeur.
    Si une IA de reconnaissance faciale se fie aux traits d’une image collée sur notre visage, nous sommes tous concernés par le problème de copie d’une image tout simplement.

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