Une modératrice accuse son ex-employeur Facebook de l’avoir rendue malade

Une ancienne modératrice du plus grand réseau social au monde vient de porter plainte contre son ancien employeur. Son avocat explique que Facebook n’aurait pas offert suffisamment de support psychologique aux modérateurs dans leurs tâches. Ces derniers font face au quotidien à des viols, des suicides, des meurtres ou encore de la torture.

Facebook

(c) Wikipedia – Jorge Antonio Miranda

Manque d’accompagnement psychologique

Au fil des années, Facebook a renforcé son équipe de modérateurs (sous forme de prestataires de services) pour atteindre 7 500 personnes actuellement. Selena Scola était l’une d’entre elles, et elle a décidé aujourd’hui de se retourner contre son ancien employeur.

Elle l’accuse Facebook de ne pas protéger ses modérateurs face aux traumatismes psychologiques qu’ils peuvent développer dans leur activité quotidienne. Ils sont amenés visualiser au quotidien des milliers de contenus dans lesquels se mélangent parfois viols, abus d’enfants, suicides ou meurtres. Ce procès rappelle celui initié par des anciens modérateurs de Microsoft en 2017, qui se plaignaient eux aussi d’un traitement similaire.

Dans son « Transparency Report » publié il y a quelques mois, Facebook explique pourtant avoir réussi renforcer la sécurité de son réseau social en suppriment 3,4 millions de contenus sur le premier trimestre 2018 – contre 1,2 million sur la même période en 2017. Le géant affirme qu’un filtre automatique justifie 70% de cette hausse.

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Facebook Transparency Report

(c) Facebook Transparency Report

La plaignante souffre de stress post-traumatique

L’avocat de Selena Scola explique que sa cliente souffre aujourd’hui d’un stress post-traumatique, et qu’elle le doit uniquement à son ancien employeur. Le procès vise à reconnaitre tous les prestataires de services du réseau social qui font face à des troubles psychologiques pendant ou après leur activité. En mettant le sujet sur la table, l’avocat espère attirer d’autres victimes pour initier une class-action contre Facebook.

Ce procès tombe mal pour Facebook, qui a communiqué un peu plus tôt dans l’année sur la prise en charge au quotidien de son équipe de modérateurs. Dixit le géant social, ses modérateurs ont accès des professionnels de la santé dans ses locaux qui fournissent une assistance psychologique éventuelle.

Affaire à suivre…

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