MySpace acheté 580 millions de dollars en 2005, vendu pour 35 millions en 2011… aïe !

Je ne suis pas expert en RH mais j’imagine que des têtes sont tombées à la News Corp. l’entreprise qui gère Fox News et The Wall Street Journal notamment. Acheter un site Internet 580 millions de dollars en 2005 pour le revendre après 6 ans de travail 35 millions… sortons nos calculettes : 545 millions de pertes !

Je ne suis pas expert en RH ni en finance, mais j’imagine que des têtes sont tombées à la News Corp. l’entreprise qui gère Fox News et The Wall Street Journal notamment. Dans le genre investissement peu rentable, acheter un site Internet 580 millions de dollars en 2005 pour le revendre après 6 ans de travail 35 millions… sortons nos calculettes : 545 millions de pertes !

Bon c’est pas bien de rire et puis j’imagine que personne n’est à l’abri d’une mauvaise décision, mais tout de même j’imagine qu’il y a des gens qui se souviennent d’avoir été dans un meeting stratégique autour d’une grande table dans un immeuble huppé d’une grande ville américaine. Je vois bien la scène, après des heures de discussions acharnées, de statistiques prévisionnelles basées sur les tout derniers modèles de l’économie numérique high-tech et tout le tralala, ces investisseurs de talent arrivent à la conclusion suivante :

MySpace va être rentable, investissons 580 millions de dollars dans ce réseaux social dont Microsoft ne veut plus.

Tout le monde se serre la main et on fête le deal avec un magnum de Champagne ! Le genre de souvenir qui doit hanter quand on connait la suite… En tout état de cause, le bébé est maintenant la propriété de l’heureuse compagnie Specific Media qui va tenter de ranimer la bête en mettant l’accent sur la musique.

Justin Timberlake prend part dans l’aventure MySpace

Dans le communiqué officiel de rachat, Specific Media met l’accent sur le fait que la renaissance du site se fera par la musique ou ne se fera pas, et le principal ambassadeur de cette résurrection sera Justin Timberlake qui a investit personnellement dans cette opération et sera impliqué dans tout le processus.

« Il y a un besoin pour un endroit où les fans peuvent aller pour interagir avec leurs artistes favoris, écouter de la musique, regarder des vidéos, partager et découvrir de nouvelles choses sympa. MySpace a le potentiel pour être cet endroit »

d’après Justin Timberlake qui ajoute :

« L’art est inspiré par les gens et vice versa, donc il y a une composante sociale naturelle dans les divertissements. Je suis ravi d’aider à revitaliser MySpace en utilisant sa plateforme sociale pour réunir les fans et les artistes en une communauté. »

Il est vrai que le service de musique du site et notamment les pages dédié aux groupes est une des rares fonctionnalités qui attiraient encore un certain public sur le site, bonne chance donc, la route risque d’être longue !


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17 commentaires

  1. Pingback: MySpace revendu à Specific Media et Justin Timberlake – Clubic | Actus-infos.com

  2. faisons un autre calcul : achat du site (- 580 millions) + le site a rapporté chaque année 120 milllions ( = 720 millions) – salaire / infra et Marketing ( – 25 millions) + vente ( 35 millions)

    = … 🙂

  3. Jean-Baptiste

    @vicnent : ah oui ? bizarre que ça se soit vendu si peu cher pour un truc si rentable alors ! Même bizarre qu’ils l’aient vendu tout court … non ? 😉

  4. JB : c’était ironique, et juste pour dire qu’il y a d’autres calculs qui sont faisables…

    D’ailleurs, il y a bcp de manières d’évaluer la valeur d’une entreprise (par exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/%.....entreprise )

    Sinon, juste pour la forme : ce n’est pas parce qu’une entreprise est rentable qu’il ne faut pas s’en séparer. D’ailleurs, si seules les entreprises non rentables se vendaient et s’achetaient, ce serait un peu bizarre, non ? (sur le fond, oui, si Myspace dégageait 120M par an, le vendre 35 serait bizarre pour le moins… 🙂

    • Jean-Baptiste

      @vicnent : 🙂 D’accord, j’avoue que j’avais pas vu l’ironie de ton premier commentaire. C’est sur il y a plein de calcul possibles disons que celui que j’ai fait parait est le premier qui vient a l’esprit 😉

  5. 35M ? c’est juste le prix du nom de domaine ?

    il peut y avoir plusieurs raisons, du pourquoi vendre une entreprise relativement rentable à un prix aussi bas (partenariat, risques trop grands, aucune perspective d’évolution …etc.)

    j’aurais aimé savoir s’il y a eu d’autres boites dans la courses à l’achat.

    enfin, myspace peut encore se réinventer… si c’est fait par des gens de talent…avec un peut de chance. :p

  6. Perso MySpace, je me demande si c’est monétisable du coup avec l’arrivée de FB et Twitter, bien que ça soit pas exactement le même public.

  7. Le principal problème de MySpace (et ce sera la même chose pour FB et twitter d’ici quelques années je pense), c’est qu’il n’y avait pas de business model clair, et qu’ils ont cerché trop longtemps le moyen de monétiser cela.

    En tout cas, je pense que ça doit leur faire mal au…

  8. Bernard Tapie a fait fortune (comme beaucoup) en rachetant des entreprises en difficultés à très bas prix pour ensuite les revendre quelques temps après avec une belle plus value (et beaucoup de personnel en moins…). Donc c’est sur que quand une entreprise commence à attirer ce type d’investisseur c’est pas bon… Bon courage à Myspace !

  9. Ca c’est ce qui s’appelle de l’investissement rentabilisé!!Lol
    En tout cas, ça ne va pas être une mince affaire pour revaloriser MySpace! A suivre donc… 🙂

  10. Myspace pour moi ça vivotait depuis un certain temps … Facebook et Twitter se partagent le gâteau, même si ce n’est pas sensé s’adresser au même public.
    Le truc c’est que les gens vont là où il y a le plus de monde : aujourd’hui un artiste va plus « miser sur Twitter que sur Myspace …
    A mon humble avis 😉

  11. Bon il a peut-être été vendu beaucoup moins cher mais on ne connait pas le chiffre d’affaires de l’entreprise. Ils ont peut-être réussi à récupérer leur mise, même si je n’y crois pas trop. Myspace aurait pu connaitre un gros succès, dommage qu’il n’a pas évolué dans le bon sens.

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