Noms de code « LCL Easy » et « LCL Premier ». La banque française, filiale du Crédit Agricole, est en train de préparer deux nouvelles offres basées sur le numérique pour répondre à l’offensive majeure des néobanques, telles que N26, Revolut et BoursoBank, qui séduisent de plus en plus de clients.
D’après les informations des Échos, la première citée se déclinerait en 100 % numérique et donnerait la possibilité de contacter un conseiller à distance si besoin. La seconde, plus onéreuse, donnerait accès à un conseiller directement en agence. L’idée est de déployer ces initiatives dès 2026.
Inquiétude des syndicats
Informés, les représentants syndicaux ont demandé l’ouverture d’une négociation sur la gestion des emplois et des parcours professionnels, d’après nos confrères. Et pour cause, cette décision pourrait chambouler l’organisation de LCL.
Cité par le journal économique, un syndicaliste pointe ainsi : « Les conseillers auprès de la clientèle des particuliers craignent de basculer vers la banque 100 % en ligne ». Alors que la société comptait 1876 points de vente fin 2015, on n’en dénombre plus que 1350 en novembre 2024, entraînant la disparition de 28 % du réseau. Ce qui fait dire à la même source : « Le climat social dans l’entreprise est tendu ».
Plus rassurante, la direction indique qu’il s’agit « d’un produit de développement et de conquête ». Un rodage sera mis en place et tous les clients actuels n’ont pas vocation à basculer sur ces offres dès l’an prochain.
D’importants changements à venir en France
Les mouvements de fermetures d’agence s’inscrivent en tout cas dans une tendance de fond dans le secteur. Interrogé l’an dernier par Le Figaro, Damien Schmitt, associé chez Sia Partners, anticipait : « Les banques pourraient fermer de 8% à 20% de leur parc d’ici 2027, soit entre 2700 et 6700 agences, en fonction de nos différents scénarios ».
Pour anticiper ces mouvements, Marin Delattre, senior manager chez Sia Partners, soulignait quant à lui que les établissements vont devoir s’adapter à la spécificité des zones rurales : « Certaines pourraient créer des agences 100% digitales : elles seraient équipées de DAB pour réaliser des opérations de gestion courante et les clients auraient des rendez-vous en visio avec un conseiller ».
Notons pour finir que les banques mutualistes rechignent beaucoup plus à fermer leurs points de vente que les banques commerciales. Elles possèdent désormais beaucoup plus d’agences que leurs rivales.
Ce qu’il faut retenir :
- LCL se prépare à lancer deux nouvelles offres
- L’idée est de répondre à l’offensive des banques en ligne qui séduisent de nombreux clients
- En interne, l’inquiétude monte chez les représentants du personnel face à la crainte de fermetures d’agences
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