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Neuralink est accusé d’avoir maltraité des animaux

Les autorités américaines enquêtent sur de possibles maltraitances sur des animaux ayant conduit à des morts “injustifiées” dans les laboratoires de Neuralink.

Il y a quelques mois, des centaines de photos dérangeantes de tests sur des singes en provenance de Neuralink étaient sorties sur internet – suscitant des réactions outrées y compris de médecins. Or, il semble que les autorités américaines ont décidé d’ouvrir une enquête pour déterminer si effectivement l’entreprise de Elon Musk s’est livrée à de la maltraitance animale.

Parmi ce qui est reproché à Neuralink : des témoignages qui parlent souffrances animales “injustifiées” ainsi que des plaintes du personnel qui évoquent la pression de la direction pour accélérer les tests. A en croire ces témoignages, en interne, les deadlines sont parfois difficiles à tenir, débouchant sur des bavures. L’enquête est confiée au bureau général d’enquêtes du Département de l’Agriculture.

Neuralink visé par une plainte à cause de ses tests sur des animaux

Neuralink a été lancé en 2016 avec pour but de développer un implant capable de supprimer la barrière entre le cerveau et l’ordinateur. Au-delà Neuralink a aussi une visée médicale, comme par exemple traiter la paralysie ou la cécité avec la même technologie de puces. Or, les recherches de Neuralink ont provoqué un nombre impressionnant d’animaux morts.

En tout, depuis 2018, Neuralink aurait ainsi tué quelques 1 500 animaux dans le cadre de tests, dont 280 chèvres, cochons et singes. Le reste étant en grande majorité des rats de laboratoire. Pour se donner un ordre de grandeur, la recherche américaine tue quelques 800 000 animaux chaque année.

La question est d’évaluer si ces morts étaient vraiment nécessaires, ou si le bien-être animal était réellement bien pris en compte dans tous les protocoles de recherche. Le bureau d’enquête du département va de son côté vérifier que les pratiques de la firme sont bien confirmes à la loi Anaimal Welfare Act qui codifie précisément comment ce type de tests sur des animaux doivent être menés.

De son côté la startup se défend de toute maltraitance et s’est même engagée en février dernier sur la question, dans un post de blog. La firme avait alors admis six euthanasies sur conseil des équipes vétérinaires de l’UC Davis partenaire de Neuralink. Malgré cette mauvaise presse, Neuralink semble prêt à passer à des tests cliniques sur des humains.

Lors du dernier “show and tell” de Neuralink le 30 novembre 2022, Elon Musk a parlé de tests humains dans les six prochains mois. Toutefois les délais exacts pour le début de ces tests restent un mystère car la firme doit encore obtenir l’autorisation de la US Food and Drug Administration l’équivalent américain de l’autorité du médicament.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Cette enquête est lancée par l’administration Biden moins d’une semaines après les révélations d’Elon Musk sur le fils de Biden. Bien entendu, c’est une pure coïncidence. A tel point que vous ne trouverez aucun “journaliste” pour la relever. 🙂

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