A l’instar de nombreuses sociétés, Hertz (dont le rêve électrique avait viré au cauchemar) s’appuie désormais sur l’IA, notamment Palantir Foundry et Palantir Artificial Intelligence Platform (AIP), pour le développement d’applications visant à optimiser la rotation de sa flotte de véhicules, maîtriser les coûts de maintenance, anticiper la répartition de ses effectifs entre les différents sites, et proposer à chaque client le véhicule le plus pertinent en fonction de ses besoins.
La nouvelle inspection des véhicules par IA chez Hertz ne fait pas (du tout) l’unanimité
Depuis quelque temps, l’IA (celle de UVeye) est également employée chez Hertz pour automatiser l’état des lieux des véhicules lorsque ces derniers sont ramenés à l’agence. L’objectif affiché est de supprimer toute subjectivité humaine, de rationaliser la procédure et de détecter uniquement les dommages réels. Toutefois, dans la pratique, le système ne laisse place à aucune discussion, ne fournit pas de preuve tangible, et confronte les clients à des décisions unilatérales.
🚨 HERTZ ROLLS OUT AI “DAMAGE DETECTORS” AND CUSTOMERS ARE FURIOUS
Hertz is now using Israeli AI scanners from UVeye to inspect your rental car with military-grade precision…what the company calls an “MRI for vehicles.”
These systems capture thousands of high-res images in… pic.twitter.com/70ajB5SwmE
— HustleBitch (@HustleBitch_) July 11, 2025
C’est ce qu’a constaté Adam Foley, expert en IA, après que la société Hertz lui a demandé près de 200 dollars pour une bosse pourtant imperceptible à l’œil, mais néanmoins décelée par l’IA du groupe lors de la restitution d’un véhicule.
Qui plus est, pas de contestation possible selon Adam Foley. “Tant que la voiture n’est pas neuve et impeccable aux yeux de l’IA, vous paierez” a indiqué celui-ci au travers d’une publication sur le réseau LinkedIn.
Ce que l’entreprise décrit comme une « IRM pour véhicules » repose sur des systèmes capables de capturer des milliers d’images haute résolution en quelques secondes. Si la technologie impressionne par son apparente sophistication, de nombreux clients y voient avant tout un outil de contrôle perçu comme arbitraire, voire manipulatoire.
Rapidement, le système peut facturer au client la somme de 190 dollars pour une petite égratignure, et même jusqu’à 250 dollars pour des éraflures à peine plus prononcées. “Aucun avertissement. Aucune surveillance humaine. Juste l’algorithme… et votre carte de crédit” déplorent les utilisateurs.
Dans tous les cas de figure, l’application de Hertz a refusé de mettre les clients en relation avec un agent humain capable de justifier les montants exorbitants ou d’expliquer la nature floue des frais de traitement et de gestion.
Pire encore, l’application a exercé une forme de pression en incitant les clients à régler immédiatement, en leur proposant une remise importante s’ils payaient sur-le-champ, ou une réduction moindre en cas de paiement dans un délai de sept jours.
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