Est-ce que les transactions immobilières vont repartir un peu à la hausse ? C’est l’intention du ministère de l’Économie ainsi que de la Banque de France en tout cas. C’est pendant le Haut Conseil de stabilité financière que les deux entités ont choisi de proposer de nouvelles règles pour essayer de faire repartir le marché de l’immobilier. On découvrait ensemble le bilan 2023 du marché, et le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci est plus que mitigé.
L’année n’a clairement pas été bonne pour les agents immobiliers ainsi que les notaires, qui accusent le coup. Difficile d’imaginer autrement puisque, les taux d’emprunt sont passés de 1 à 4,5% en l’espace de 2 ans, ce qui laisse les potentiels acheteurs dans une situation compliquée. De nombreux aspirants propriétaires se sont aussi vus refuser leur projet, les banques ayant renforcé leurs critères d’obtention au point d’écarter l’accès à la propriété de nombreux acheteurs potentiels. Alors, que faire pour essayer de faire repartir le marché à la hausse ?
27 ans, et des explications
Alors que les emprunts concernant l’immobilier étaient limités à 25 ans, cette donnée se voit rehaussée en passant à une possibilité de désormais emprunter sur 27 ans. Seule condition, il faut que le prêt comprenne une enveloppe de travaux de plus de 10% du montant total. Probablement une volonté ici de pousser les acheteurs vers des projets dans l’ancien, des logements à rénover pour également accélérer la transition écologique.
Alors que les banques sont actuellement absolument sans obligation de motiver leur refus d’accorder un prêt immobilier, le gouverneur de la Banque de France ainsi que le ministre de l’Économie s’accordent à dire qu’il faut plus de transparence à ce sujet.
À ce sujet, Bruno Le Maire veux “fluidifier plus encore les relations avec les emprunteurs, soit en donnant davantage d’explications quand un crédit est refusé, soit éventuellement dans le cas où l’emprunteur serait solvable, à pouvoir procéder à un réexamen sous de nouvelles conditions de l’octroi de crédit”.
Des décisions décevantes
Si ces décisions font plutôt sens, il n’empêche pas que le fond du problème en ce qui concerne la crise qu’est en train de subir le marché de l’immobilier reste identique. La situation économique des Français ne s’améliore pas, les prix ne baissent pas suffisamment pour compenser la hausse des taux d’emprunt, le marché ne risque pas véritablement de repartir à la hausse avant un bon moment.
À ce propos, La Fédération nationale de l’Immobilier (FNAIM) y voit “des annonces insuffisantes face à l’ampleur de la crise”. Autant dire que ce n’est pas dès demain que la situation va s’améliorer, les prévisions étant que la baisse des taux ait lieu à partir de 2025 seulement.
- Le Haut Conseil de stabilité financière vient d’ajuster certains critères pour endiguer la chute du marché de l’immobilier.
- Il sera ainsi possible d’emprunter sur 27 ans à partir du moment où 10% du crédit sont réservés à une enveloppe travaux.
- Pour la FNAIM, les dernières décisions prises sont “insuffisantes face à l’ampleur de la crise”.
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