Nvidia a de nouveau annoncé des chiffres spectaculaires ce mercredi 25 février à l’occasion de la présentation de ses derniers résultats trimestriels. Le géant de la Tech affiche en effet un résultat net de 43 milliards de dollars au cours des trois derniers mois, soit un quasi-doublement sur un rythme annuel et un montant largement supérieur aux attentes des analystes de FactSet qui misaient sur 37,5 milliards de dollars.
Dans le même temps, son chiffre d’affaires a bondi de 73 % sur la même période à 68 ,13 milliards de dollars, à un niveau là encore supérieur aux prévisions des experts qui parlaient de 66,1 milliards de dollars.
Sans surprise, l’action a progressé de 2,7 % dans les échanges post clôture, précise abcbourse, car les investisseurs ont été rassurés par la solidité de Nvidia, dans un contexte de craintes liées à une possible bulle dans le secteur de l’IA.
Comme il en a pris l’habitude, le PDG et fondateur de la société Jensen Huang a d’ailleurs insisté sur ce point. Selon lui, les données générées par les modèles d’IA sont le socle de l’informatique du futur et sa compagnie entend permettre de développer l’infrastructure pour soutenir ce mouvement. Il précise : « Cette nouvelle approche de l’informatique est là pour durer ». Une méthode Coué comme pour faire taire les doutes qui se font de plus en plus entendre.
Google, un nouveau concurrent pour Nvidia ?
Concernant les inquiétudes sur la pénurie d’approvisionnement chez son sous-traitant TSMC, Nvidia a précisé avoir sécurisé des stocks et des capacités de production pour répondre à la demande au-delà des prochains trimestres, rapporte l’agence Reuters. Cela dit, l’entreprise dit que cette crise dans la production de RAM va affecter son activité jeux vidéo.
Quoi qu’il en soit, Nvidia a largement de quoi voir venir en 2026, alors que Meta, un de ses principaux clients, a prévu des dépenses d’investissement totales d’au moins 630 milliards de dollars cette année, dont la majeure partie dans les centres de données et les processeurs.
L’horizon s’ouvre aussi quelque peu vers la Chine, alors que le gouvernement américain l’autorise désormais à expédier de petites quantités de ses puces H200 à des clients de l’Empire du Milieu.
Cela dit, la firme de Jensen Huang devra se méfier de son rival AMD, qui va doit présenter un nouveau serveur d’IA d’ici fin 2026. Dans le même temps, des géants de la Tech comme Google produisent désormais leurs puces maison et les commercialisent à d’autres sociétés d’IA comme Anthropic, qui développe le chatbot Claude. La firme de Mountain View serait même en discussion avec Meta pour de futurs contrats.
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