Ohlala : un « Uber » de la prostitution qui vient d’Allemagne

Il semble que l’Uberisation du monde vient de franchir une nouvelle limite, le site Ohlala propose d’Uberiser la prostitution !

Ohlala : une plateforme de dating rémunéré

Deux allemands, Pia Victoria Poppenreiter et Torsten Stüber, ont décidé de s’aventurer sur un terrain plutôt sulfureux, celui des relations sexuelles rémunérées. En partant du concept de l’application Uber, ils lancent une plateforme baptisée Ohlala.

Ohlala : une personne veut être payée, l’autre veut payer

A la différence d’Uber, le site Ohlala fonctionnera à l’inverse : une personne veut être payée, l’autre veut payer. Deux utilisateurs pourront donc facilement avoir des relations sexuelles et l’un des deux tirer un revenu pour améliorer son pouvoir d’achat. Il n’est toutefois pas certain que l’initiative puisse s’installer si facilement dans de nombreux pays, car le site favorise la prostitution.

La fondatrice Pia Victoria Poppenreiter a affirmé : « Quoi que ces deux personnes veulent faire (ils peuvent souhaiter un peu de compagnie au restaurant ou finir dans le même lit), c’est une affaire privée qui doit être convenue dans le chat avant la rencontre », ajoutant : « C’est simple: nous mettons en relation des gens pour des rendez-vous payés immédiatement. Cela résout effectivement les problèmes dans ce marché, que les sites de rencontres et la plupart des sites d’escortes ne règlent pas: nous répondons aux attentes, à la demande ».

Un site qui se situera entre la légalité et l’illégalité

La loi allemande, comme dans beaucoup d’autres pays, interdit la « mise en relation de personnes » pour des rapports sexuels rémunérés, considérée comme du proxénétisme, en revanche elle ne peut interdire de mettre en relation deux personnes qui seront libres par la suite d’entreprendre ou non une relation plus charnelle. Ohlala se veut donc l’Uber du sexe, reste à savoir si cette plateforme fonctionnera car sans modèle économique réel et en touchant la fragile limite entre la légalité et l’illégalité concernant les lois sur la prostitution, il n’est pas impossible que l’histoire se termine au tribunal, comme c’est actuellement le cas avec un autre site : SugarDaddy.

Les deux fondateurs d’Ohlala croient très fort en leur projet et ont déclaré : « Nous ne cherchons pas à monétiser pour l’instant. Mais nous avons des investisseurs qui croient en notre projet. Lors de cette période de test, nous allons étudier l’usage du service pour mettre au point un modèle d’affaires dès 2016 ». L’application sera testée uniquement à Berlin dans un premier temps, les applications ont cependant déjà été soumises à Apple et Google pour intégrer les Store et Pia Victoria Poppenreiter envisage aussi un déploiement à l’international dès l’année prochaine.

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3 commentaires

  1. Sérieusement si on veut faire des rencontres il y a largement de quoi faire gratuitement… Il a déjà pleins de site de rencontre ou des applis comme lovoo, tinder etc…

    Je pense pas que favoriser la prostitution soit une bonne chose…

  2. Vu que le site récupère un pourcentage de la transaction, on va le nommer : EMaquereau 2.0

  3. Alors ça c’est très drôle 😛 faut pas en vouloir aux mecs qui ont eu cette idée en même temps c’est que l’évolution normale après les trottoirs on passe par les téléphones ahah…. en esperant que celle que j’ai rencontré sur le-beguin ne tombe jamais sur mon commentaire mon dieu xD enfin bon tout ça pour dire que les Allemands sont quand même vraiment bien organisé ;D

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