Depuis plusieurs mois, les influenceurs sont la bête noire du gouvernement. Dans ce sens, une loi visant à mieux les encadrer a récemment été adoptée à l’unanimité par le Sénat. Mais ce n’est pas l’unique cheval de bataille des élus.
Au début de l’été, le Sénat a aussi adopté la loi SREN, le projet de loi sur la sécurisation et la régulation de l’espace numérique. Le but ? Protéger les mineurs de la pornographie en ligne, et plus globalement, préserver les internautes des arnaques, du harcèlement et de la désinformation sur Internet.
Avec l’amendement n°742 du projet de loi sur la sécurisation et la régulation de l’espace numérique, adopté ce jeudi 5 octobre 2023, le gouvernement s’attaque aux influenceurs et entend bien protéger les plus jeunes du contenu explicite. Alors que plus de 2 millions de créateurs ont rejoint OnlyFans sur les deux dernières années et que MyM est tout aussi populaire, les contenus proposés par ces plateformes sont loin d’être à destination du grand public.
Généralement, les créateurs y partagent des photos et des vidéos plutôt intimes pour leurs abonnés payants. Il n’est pas rare que ces influenceurs profitent d’Instagram, de X (Twitter) ou de Snapchat pour renvoyer vers cette autre facette de leurs activités. Mais si des mineurs les suivent sur les réseaux sociaux, ils peuvent alors accéder très facilement à ces contenus qui ne sont pas de leur âge. C’est bien toute la préoccupation du gouvernement.
Un problème, mais pas de solution
S’ils ne respectent pas l’amendement et continuent de promouvoir leurs comptes OnlyFans ou MyM explicitement sur leurs réseaux, les influenceurs pourraient écoper d’une amende allant jusqu’à 750 euros. Mais les choses soient loin d’être aussi claires s’il est question de bannières personnalisées, d’agrégateurs de liens comme Linktree ou de liens affichés sur leurs profils.
Le gouvernement parle d’une limitation et non pas d’une réelle interdiction. Avec cet amendement, le député Vojetta veut simplement éviter “que ces publics vulnérables n’accèdent à des contenus qui leur sont interdits”. Jusque-là, aucun problème. Au contraire, c’est même une très bonne chose. Dans les faits, cela s’apparente tout de même à une réelle interdiction.
Effectivement, comme pour le blocage des sites pornographiques qui vise à protéger les enfants, le gouvernement menace sans réussir à proposer de véritable solution. Car s’ils veulent promouvoir leurs comptes OnlyFans ou MyM en respectant l’amendement, les influenceurs devront s’assurer de ne toucher que des utilisateurs majeurs depuis leurs réseaux sociaux. À l’heure actuelle, ce système de filtrage n’est pas encore faisable. Par conséquent, il leur faudra s’abstenir.
À noter que cet amendement ne concernerait que les influenceurs de l’Hexagone et nos chères têtes blondes pourraient bien continuer à tomber sur les contenus explicites des célébrités étrangères en se baladant sur les réseaux sociaux.
- Un amendement au projet de loi sur la sécurisation et la régulation du numérique (loi SREN) a été adopté ce jeudi 5 octobre 2023
- Les influenceurs ne pourront plus promouvoir leurs comptes OnlyFans ou MyM sur leurs réseaux sociaux…
- …À moins d’être capable de ne toucher que leurs abonnés majeurs
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Complètement stupide, ces réseau de Q ne sont accessible que pas ceux qui paie par carte de crédit…
Donc assez compliquer pour un mineur, même si il pique la carte de son daron, vu les prix, il vas vite de faire pincer…
Le plus simple c’est que toute la pornographie soit regrouper sur l’extension url, .xxx
Qui a été créé pour ça…
Et que tout appareil numérique destiné a un mineur, ne puisse aller sur cette extension…
Et laisser l’éducation au parent, c’est leur rôle,
Et les amender si il sont trop laxiste…