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Oui, les feuilles mortes peuvent vraiment ralentir les trains

Vous pensiez qu’il s’agissait d’une mauvaise excuse de la SNCF ? C’est en fait quelque chose de bien réel et prouvé scientifiquement…

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Oui, les feuilles mortes peuvent vraiment ralentir les trains

Feuilles et neige, même problème !

C’est le genre de grand titre qui peut faire sourire. Ces derniers jours à Lyon, la SNCF a ainsi expliqué que les TER avaient du retard à cause des feuilles mortes. Allez avouez-le, vous n’avez pas su réprimer un sourire. Les excuses de la SNCF nous donnent alors envie de voyager dans le futur à une époque durant laquelle ces problèmes n’existent plus

Et pourtant, il s’agit bien d’une réalité scientifique. La neige comme les feuilles mortes de l’automne ont un impact réel sur la circulation des trains. La faute à un vilaine réaction physique. Concrètement, les résidus des feuilles qui restent sur les rails réduisent le « coefficient de frottement » et obligent les trains à ralentir pour éviter l’accident.

Un problème d’adhérence pour la SNCF

C’est en fait tout simplement une perte d’adhérence qui voit le jour dans cette configuration. Et le petit détail qui rend l’ensemble savoureux c’est que ce n’est pas seulement à cause des feuilles. La couleur qu’elles prennent en cette période de l’année joue un rôle crucial. Vu qu’il y a moins de chlorophylle, il y a plus de cellulose.

> Lire aussi :  La SNCF nous fait voyager dans l'espace avec sa nouvelle marque !nOui

Une fois tombées au sol, elles commencent à se décomposer. Sur le sol normal ? Aucun souci. Sur les rails, en revanche, elles peuvent rapidement s’accumuler et influer sur la « traction entre les roues et les rails ». Le contact de tout ça, donnerait naissance à une réaction physique entre les deux et provoquant des glissements potentiels. Cela allonge la durée de freinage et ralentit la prise de vitesse des trains. Un phénomène semblable au final à celui que l’on observe sur les routes après la pluie.

En 2013, la SNCF résumait ainsi la situation : « le train glisse alors sur l’acier comme sur une route verglacée. On dit alors des trains victimes de ce phénomène qu’ils ‘s’essuient les pieds ». Mieux vaut ralentir plutôt qu’une sortie de piste… 

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5 Commentaires

5 Commentaires

  1. Kloug

    16 novembre 2018 at 9 h 30 min

     » une perte d’adhésion  »
    Merci pour ce moment, vous agayez ma matinée !

    • Emmanuel Ghesquier

      16 novembre 2018 at 9 h 47 min

      Merci de signaler la coquille, c’est corrigé. Ravi d’avoir pu « égayer » votre matinée !

  2. Dodutils

    16 novembre 2018 at 10 h 19 min

    Rien de nouveau, ce phénomène touche aussi les véhicules sur les routes en automne, à partir du moment où l’adhérence n’est plus assurée on ralenti pour s’assurer de pouvoir freiner en sécurité.

  3. Lionel

    16 novembre 2018 at 11 h 07 min

    Il y a 50 ans ce problème n’existait pas
    Tout simplement parcqu’il n’y avait pas d’arbres le bord des voies
    Aujourd’hui c’est parfois le train qui les taille. Seul le manque d’entretien des abords est responsable des retards, et ça c’est du, comme partout à une politique d’économie à tout va au détriment du service rendu.

    • @l3x_Fr

      16 novembre 2018 at 23 h 47 min

      Oulaaaaa et! Pars pas trop loin non plus coco…tu glisses 😉
      Non sérieux, t’imagines ce que tu dit?
      Déjà si le train taille quelque chose c’est des buissons, hors les feuilles dont on parle dans cette article sont issues d’arbres,
      Ensuite heureusement qu’il y ait des arbres aux abords des voix!!! Ils vont pas faire une déforestation pour 2 bouts de ferrail!

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