Passer au contenu

Un ouragan monstrueux : Erin et ses 1 300 km de diamètre en images (vidéo)

L’ouragan de tous les records !

Erin, premier ouragan de la saison atlantique, s’est transformé en quelques jours en un véritable colosse atmosphérique. Après une intensification fulgurante qui l’a propulsé en catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, il longe désormais la côte Est des États-Unis et devrait même toucher, bien que fortement affaibli, le nord de l’Europe.

Son centre reste pourtant à plusieurs centaines de kilomètres au large, mais sa taille hors norme lui permet déjà de soulever des vagues de 3 à 6 mètres et de projeter des vents destructeurs jusque sur le littoral.

Un géant de l’Atlantique

Les ouragans varient généralement entre 500 et 800 km de diamètre, certains atteignant rarement les 1 000 km. Erin, même s’il n’est pas le plus vaste (ce titre revient au Typhon Tip, en 1979, avec ses 2 200 km) qu’on ait enregistré, a tout de même pulvérisé cette moyenne. Mercredi 20 août, les images satellitaires de la NASA ont montré qu’il s’était étendu sur 1 300 km, avec des bandes nuageuses qui frôlaient les 1 400 km !

Sa croissance fulgurante s’est accompagnée d’un redoublement de sa violence tout aussi spectaculaire : le 16 août, en moins de 24 heures, Erin est passé de la catégorie 1 à la catégorie 5 (le maximum sur l’échelle de Saffir-Simpson). L’observatoire GPM Core de la NASA a même permis de visualiser en 3D les colonnes orageuses atteignant (voir tweet ci-dessus) plus de 15 km de haut lors de ce « sursaut » d’intensité.

Au même moment, les chasseurs d’ouragans de la NOAA ont pénétré dans l’œil du cyclone, rapportant des images hallucinantes d’un espace circulaire presque calme, entouré du mur de l’œil où les vents et les pluies sont les plus violents.

Aujourd’hui, Erin s’est affaibli en catégorie 2, avec des vents soutenus de 160 à 180 km/h, mais sa taille colossale lui permet d’influer sur une portion immense de l’océan. Selon le National Hurricane Center (NHC), ses vents de tempête s’étendent jusqu’à 425 km du centre : une véritable couverture atmosphérique qui expose tout le littoral atlantique, du sud de la Floride jusqu’au Delaware.

Les côtes américaines en première ligne

Si Erin ne doit pas toucher directement terre (heureusement !), ses effets se font déjà sentir. La Caroline du Nord a décrété l’état d’urgence et ordonné l’évacuation obligatoire de certaines zones de la barrière de chapelet d’îles des Outer Banks, particulièrement vulnérables aux inondations (voir ci-dessous). Des vagues de 3 à 6 mètres ont déjà balayé la côte, détruisant plusieurs habitations construites sur pilotis.

Le NHC a émis un avis de submersion côtière, et des alertes de tempête tropicale sont actuellement en vigueur pour la Caroline du Nord et la Virginie. Sur tout le littoral atlantique, jusqu’à la Jersey Shore, les plages ont été fermées à la baignade. Erin, même, s’il est loin des côtes, engendre des courants de retour (« rip currents »), comme le rapportent nos confrères de 20 minutes.

Ces derniers se forment quand l’eau accumulée par les vagues sur la plage cherche à repartir vers le large ; elle s’engouffre alors dans des chenaux étroits et rapides, de véritables tapis roulants liquides capables d’arracher les nageurs les plus chevronnés vers le large. Des effets secondaires meurtriers des tempêtes, malheureusement très connus aux États-Unis, équivalents en quelque sorte à nos baïnes de la côte Atlantique française.

Même si Erin n’aura pas été aussi destructeur que l’ouragan Milton l’an dernier, qui a tué 45 personnes. Dès sa genèse, alors qu’il n’était encore qu’une onde tropicale ondulant au large de l’Afrique de l’Ouest, ses orages ont provoqué de violentes crues au Cap-Vert, coûtant la vie à neuf habitants de l’île de São Vicente.

  • Erin s’est formé rapidement dans l’Atlantique, atteignant brièvement la catégorie maximale avec une taille hors normes de plus de 1 300 km.
  • Bien qu’il reste au large, ses vents puissants et ses vagues de plusieurs mètres touchent déjà la côte Est américaine, entraînant évacuations et fermetures de plages.
  • Avant même de devenir ouragan, le système avait déjà causé de graves inondations au Cap-Vert, faisant neuf victimes.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech