L’incident, causé par une mise à jour défectueuse de l’entreprise de cybersécurité CrowdStrike, a provoqué l’apparition du tristement célèbre “écran bleu de la mort” sur de nombreux appareils Microsoft depuis vendredi matin. George Kurtz, PDG de CrowdStrike, a confirmé que le problème était dû à une mise à jour défectueuse et non à une cyberattaque.
“Le problème a été identifié, isolé et un correctif a été déployé”, a déclaré Kurtz. “Nous invitons nos clients à consulter le portail d’assistance pour obtenir les dernières mises à jour et nous continuerons à fournir des informations complètes et continues sur notre site web.”
Les clients en question sont des utilisateurs professionnels de machines tournant sous Windows. Chez les utilisateurs de Mac, aucun problème n’est à déplorer. Mais pourquoi les machines Pommées ont-elles été épargnées par cette panne d’ampleur inédite ?
L’écosystème fermé d’Apple : un bouclier efficace
L’absence de tout problème sur les appareils Apple face à cette panne majeure s’explique en grande partie par la nature fermée de son écosystème. “Tout est contrôlé dans les quatre murs d’Apple Park” explique Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, auprès de Business Insider. Cette approche centralisée permet à Apple de maintenir un contrôle strict sur la sécurité et les mises à jour de ses produits.
Contrairement à Microsoft, Apple limite aussi ses collaborations avec des tiers, ce qui réduit considérablement son exposition aux risques. “Apple est beaucoup moins exposé au niveau de l’entreprise”, ajoute Dan Ives. Cette stratégie, bien que parfois critiquée pour son manque d’ouverture, s’avère être un atout majeur en matière de sécurité.
Le contraste est saisissant avec l’approche de Microsoft. Windows, avec sa bibliothèque logicielle plus vaste et ses mises à jour plus fréquentes, offre une plus grande flexibilité mais s’expose également à davantage de risques. La dépendance de nombreuses entreprises aux systèmes Windows amplifie l’impact de telles pannes sur l’infrastructure critique de secteurs entiers. William Kerwin, analyste tech chez Morningstar, apporte une nuance importante :
Ce type de panne aurait pu affecter les utilisateurs de Mac puisque CrowdStrike propose également des solutions de sécurité pour Mac, mais la façon dont le déploiement s’est déroulé a permis d’arrêter le problème avant qu’il n’atteigne cette base de clients.
Apple moins présent chez les professionnels
L’incident met également en lumière la position unique d’Apple dans le monde de l’entreprise. Bien qu’elle ait réussi à pénétrer le marché professionnel avec ses Mac et autres produits, sa présence reste limitée au niveau des infrastructures serveur des grandes entreprises, qui s’appuient principalement sur des systèmes Windows ou Linux.
Cette répartition des rôles dans l’écosystème informatique explique pourquoi une panne affectant les systèmes Windows peut avoir des répercussions aussi vastes sur les infrastructures critiques des grandes entreprises, comme cela a été le cas pour les compagnies aériennes ou certains grands médias.
Si Microsoft a renvoyé la faute sur l’Union Européenne, Crowdstrike a rapidement fait son mea culpa. Pas de quoi non plus éteindre complètement l’incendie. Les autorités américaines ont en effet convoqué le patron de Crowdstrike devant le Congrès pour s’expliquer sur cette panne historique. Les ennuis ne font que commencer.
- La panne mondiale qui a affecté les appareils Windows suite à une mise à jour défectueuse de CrowdStrike a épargné les utilisateur de Mac
- L’écosystème fermé d’Apple et son contrôle strict des mises à jour ont joué un rôle clé dans la protection de ses appareils
- L’incident souligne les différences d’approche en matière de sécurité entre Apple et Microsoft
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Manifestement, vous n’avez strictement rien compris au problème concernant CrowdStrike puisque seules les serveurs Windows dans l’environnement Azure ou les grosses entreprises avec des serveurs Windows mais ayant signé un contrat avec CrowdStrike ont été impacté !
A moins que la politique de l’entreprise impose qu’une station de travail sous Windows se connecte obligatoirement à un serveur distant, ces mêmes machines pouvaient parfaitement fonctionner en local… ^^
Ce qui signifie que les entreprises avec serveurs Windows mais n’ayant pas signées de contrat avec CrowdStrike n’ont pas été impacté ainsi que les clients affiliés qu’ils soient sous Windows, Linux ou Mac OS !!!
C’est aussi simple que cela et cela n’a strictement rien à voir avec “L’écosystème fermé d’Apple et son contrôle strict des mises à jour ont joué un rôle clé dans la protection de ses appareils” puisque Apple n’a tout simplement pas d’environnement serveur en propre.
Si des machines Mac avaient été relié à des serveurs Windows dépendant de CrowdStrike, elles auraient subi le même sort…