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Panneaux solaires spatiaux : la nouvelle frontière de l’énergie propre ?

Déployer la première ferme solaire dans l’espace, voici le projet de la start-up Virtus Solis, basée dans le Michigan.

Virtus Solis a été fondée par un ancien ingénieur de l’entreprise SpaceX, John Bucknell. Leur objectif est d’exploiter l’énergie solaire de manière plus optimisée en rapprochant les panneaux voltaïques de leur source : le Soleil. Comment faire ? Construire une ferme solaire en orbite. Un projet un peu fou, dévoilé au mois d’avril lors de la Conférence Internationale sur l’Énergie Spatiale à Londres. L’idée principale est par conséquent de supprimer le facteur limitant de l’exploitation de l’énergie solaire terrestre : sa nature intermittente.

 L’énergie solaire depuis l’espace, 24h/24 et 7j/7

Virtus Solis souhaite exploiter l’orbite Molniya, hautement inclinée, pour qu’une ou plusieurs constellations de satellites soient en permanence en vue des stations au sol, assurant ainsi une alimentation électrique constante. Il s’agirait donc de déployer une vaste matrice solaire à l’aide du vaisseau spatial Starship de SpaceX.

Une fois tous les satellites en orbite, la start-up prévoit d’activer des robots autonomes qui se chargeront d’assembler tout le système. Quand celui-ci sera construit, il pourra transmettre son électricité jusqu’à la Terre vers des stations terrestres équipées de rectennas (Rectifying Antenna), des dispositifs capables de convertir les micro-ondes en tension continue, et donc en courant électrique utilisable.

Selon les fondateurs de Virtus Solis, cette technologie pourrait livrer l’énergie solaire instantanément à 50 % de la surface terrestre à tout moment. Chaque satellite composant la constellation est plutôt compact (environ 1,65 m de diamètre) et aura une capacité de production de 1 kilowatt.

Une alternative prometteuse aux fermes solaires terrestres ?

Si les fermes solaires terrestres ont prouvé leur efficacité, elles souffrent d’un handicap majeur : leur intermittence. En effet, leur production d’énergie est tributaire de la course du soleil et des conditions météorologiques, nécessitant ainsi de leur adjoindre des solutions de stockage coûteuses afin de permettre une production d’électricité permanente. C’est là que l’idée de Virtus Solis est intéressante.

Néanmoins, la concrétisation de ce projet s’annonce ardue et particulièrement longue. La start-up ne prévoit le lancement de son premier satellite de test qu’en 2027. Ce lancement signera le commencement d’années, voire de décennies de recherches et d’optimisations avant que cette fameuse ferme solaire soit déployée et opérationnelle.

Bref, nous ne sommes pas encore près de voir flotter la ferme solaire de Virtus Solis. Bien que le projet ait un véritable potentiel, la question des coûts et de la rentabilité se pose également. Une autre, celle de la pollution spatiale, peut être par ailleurs soulevée. Les alentours de notre planète étant déjà surchargés de débris spatiaux, déployer une telle infrastructure pourrait contribuer à l’encombrement déjà suffisamment préoccupant de notre espace proche.

  • Virtus Solis, une start-up fondée par John Bucknell, un ancien ingénieur de SpaceX a pour projet de construire une ferme solaire en orbite.
  • Cette constellation de panneaux solaires serait mis en orbite par le vaisseau Starship de SpaceX et assemblée par des robots autonomes.
  • Le premier test est prévu pour 2027, mais il faudra attendre un très long moment avant de voir une telle infrastructure fonctionner.

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