La ligne ferroviaire la plus fréquentée d’Europe (Paris-Lyon) va accueillir bien plus de trains. Ce mercredi 1er juin, le concurrent de la SNCF, Trenitalia, étoffe ses services et passe à la vitesse supérieure. Six mois après son arrivée sur le marché des lignes à grande vitesse françaises, la société passe de 3 à 5 allers-retours par jour, pour une augmentation de 20% des offres de transports.
Pour les voyageurs, cela rimera avec une proposition encore plus attractive pour ces trains “à partir de 23 euros” et ses prestations jugées supérieures à celles des TGV inOui français. La période est optimale, à l’heure où les prix des billets de la SNCF explosent.
L’augmentation du nombre de départs va offrir des horaires plus adaptées à chacun, touristes comme professionnels. Bien sûr, le nombre de TGV quotidien de la SNCF est toujours bien plus conséquent. Sur la ligne, rien qu’en 2018, 240 trains empruntaient les rails chaque jour.
Un excellent départ
L’événement était très attendu. Trenitalia a réalisé une entrée en la matière avec un franc succès. Plus de 210 000 passagers ont déjà embarqué à bord de ses wagons, pour un taux de remplissage des trains de 93% au mois d’avril dernier, annonçait le PDG Roberto Rinaudo à Franceinfo. Si “le meilleur est à venir” selon lui, l’excellent rapport qualité/prix conforte déjà la société pour augmenter sa fréquence de départs.
Il restera à voir comment évolueront les prix. Si les trains se remplissent entièrement, les prix devraient augmenter, comme le reconnaissait d’ailleurs Roberto Rinaudo. Mais d’ici là, d’autres lignes pourraient ouvrir rapidement en France.
Aucune précision à ce stade, mais on peut peut-être imaginer un Paris-Lille ou un Paris-Bordeaux, par exemple. En attendant, le PDG de Trenitalia laisse surtout la porte ouverte au marché régional, autour de Paris ou autour de Lyon.
Trenitalia sait qu’il doit profiter d’un marché encore calme : d’autres concurrents n’ont pas encore réussi à franchir le cap mais ils sont nombreux à lorgner le marché français (Le Train, RailCoop, Midnight Train ou encore Renfe). Sur la ligne Paris-Lyon, des travaux à hauteur de plus de 600 millions d’euros ont déjà permis de repousser les capacités de fréquentation. Une enveloppe annoncée en 2018 et qui devrait porter ses fruits en 2024.
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C’est le Canard qui révélait que les lignes Trenitalia sont moins cheres car pour “provoquer” la concurrence, elles sont exonérées des droits de péage ferroviaires, qui à la SCNF représente 50% du prix du billet.
Encore une fois, une concurrence libre et non faussée sous perfusion de subventions publiques ou de concurrences déloyales des sociétés publiques.
On reproduit le meme schéma que pour l’electricité.
A un détail près : la SNCF ne paie pas non plus ce péage, raison pour laquelle elle a accumulé une dette phénoménale envers RFF. Tout le monde est donc bien sûr un pied d’égalité
SNCF mobilité paie des péages à SNCF réseau, ce sont deux entreprises différentes, ne racontez pas n’importe quoi.
SNCF réseau a succédé à RFF, et le fait que ce soient deux entreprises distinctes n’y change rien. Mais vous avez raison, SNCF mobilité est si bon payeur que les 50 milliards de dette de SNCF réseau ne sont que le fruit de mon imagination. Au temps pour moi monsieur le professeur.
Quand on ne sait pas, on ne dit pas de bêtises. La rff a accumulé une dette énorme car elle a hérité de la dette historique de SNCF. Celui-ci acquis de la dette des anciens companies ferroviaire, argent prêté par l’état à l’époque. Tout organisme paye les sillons a SNCF réseau, même SNCF réseau quand il doit faire bouger les grands train de travaux. Sauf les nouveaux entrants comme la flèche rouge. Une fois les sillons appliqué, le prix sera quasi identique voir plus que a la SNCF car sinon pas rentable
SNCF réseau a succédé à RFF, et le fait que ce soient deux entreprises distinctes n’y change rien. Mais vous avez raison, SNCF mobilité est si bon payeur que les 50 milliards de dette de SNCF réseau ne sont que le fruit de mon imagination. Au temps pour moi monsieur le professeur.