À l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024, la capitale souhaite garantir la protection de son ciel en partie grâce à un nouveau laser anti-drones redoutable. Le dispositif vient d’être commandé par l’Armée à la société française Cilas (de ArianeGroup) et sera déployé dans un premier temps à l’occasion de la Coupe du monde de rugby l’année prochaine.
Cela fait plusieurs mois que la rumeur circulait et que des tests se poursuivaient dans le sud-ouest de la France. Nous en savons un peu plus désormais sur ce système portatif, de la forme d’un boîtier monté sur un trépied. Discret, il n’en est pas moins redoutable en matière de capacité de détection et de destruction.
N’imaginez pas un lanceur de missile pour autant. Son arme principale est un laser de 2 kilowatts. Mais cela sera suffisant pour détruire des drones compris entre 25 et 100 kg. En vidéo, les dégâts montrés sont conséquents. L’appareil a de quoi tenir tête au modèle américain présenté plus tôt l’année dernière.
Deux modes possibles pour “tirer”
La détection du système est efficace dans un rayon de 3 kilomètres. L’action du laser est disponible à partir d’un kilomètre, et la société derrière le produit garantit que tout aéronef tombera directement – sauf si le drone utilise son système de brouillage électromagnétique qui laissera au pilote du drone la possibilité de récupérer son drone et de le faire atterrir.
Face à des drones non identifiés, l’Armée n’hésitera certainement pas à “tirer” tous les aéronefs au poids compris entre 25 et 100 kg, dans l’espace aérien d’un événement aussi sécurisé que les Jeux olympiques. Mais un journaliste de CNN rappelait que de telles situations pourraient s’avérer très délicates à gérer alors que la chute d’un drone peut aussi s’avérer dangereuse. D’où l’importance d’un “simple” système de brouillage électromagnétique.
Au Sahel, des systèmes équivalents existent et la Direction générale de l’armement français a lancé un plan d’investissement de 350 millions d’euros réparti sur 11 ans pour s’équiper en systèmes de sécurité anti-drones. L’évolution de leurs technologies et l’augmentation rapide du nombre d’aéronefs en circulation dans le monde font augmenter la menace. Rien qu’en France, 2,5 millions de drones sont en circulation.
Les dispositifs coûtent cher et s’avèrent performants à condition qu’ils disposent d’un système de suivi d’une précision chirurgicale. C’est l’un des points sur lesquels la société Cilas a mis en avant son appareil. À l’avenir, il sera déployé sur des infrastructures navales. Pour ce faire, l’appareil devra à la fois prendre en considération son support mouvant et la trajectoire de l’aéronef visé. Un système de pointe.
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Mais si le drone est couvert d’une surface réfléchissante ?
Chute faut pas le dire !
Chute faut pas le dire !
Qu’en est-il des drones FPV capables d’avoir des vitesses de déplacement supérieurs à 150km/h ?
C’est un beau projet, bien que tardif par rapport à d’autre pays, mais pour lequels j’ai des réserves quant à son efficacité opérationnelle pour l’heure.
10 secondes c’est très long et quid des perturbations atmosphériques, des conditions de températures extérieures, des environnements urbains où l’emploi d’une arme laser est plus que douteux en raison des nombreux obstacles et risques collatéraux.
Comment rendre obsolète un équipement qui vaut très cher ?
Suffit de recouvrir le dessous du drone par un miroir ou une plaque alu réfléchissane et voilà. Lol
Et sinon ils ont essayé sur de vrais drones de combat ? Et pas un pauvre dji mini de monsieur tout le monde. C’est facile de percer du plastique, le métal à voir.
Euh, comment dire …
Le drone il retombe dans une meule de foin, c’est ça ???
Impossible à mettre en place, trop de risque pour la population survolée.
A moins que ce soit en campagne, mais là, arrêter un drone n’a plus d’intérêt.