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Tension dans le ciel : la France intercepte une dizaine d’avions russes, des chasseurs de type SU30, SU35 et un bombardier TU22

Ce mercredi 22 avril, les Rafale de l’Armée de l’Air et de l’Espace, actuellement déployés en Lituanie, ont dû décoller en urgence à deux reprises pour intercepter des appareils russes menaçants. Un véritable test de réactivité pour l’OTAN, alors que la guerre en Ukraine ne faiblit pas.

L’Alpha Scramble, l’alerte de l’OTAN pour les missions de sûreté aérienne, a retenti à nouveau. Des Rafale français ont donc quitté la base de Šiauliai, en Lituanie, afin de prendre le relais de F-16 roumains pour intercepter un avion de reconnaissance IL-20, deux bombardiers Tu-22M3 et plusieurs chasseurs Su-30 et Su-35. Toujours des appareils russes. Une opération qui a fait suite à une course-poursuite débutée plus tôt au-dessus de la Baltique.

Les avions russes, partis de la base de Soltsy, avaient déjà été interceptés par des F-35A danois près de Bornholm, puis par des JAS 39 Gripen suédois au large de l’île de Gotland. L’armée française les a finalement escortés hors de la zone, et précise avoir agi de manière « adaptée et graduée selon le niveau de la menace ». Elle souligne, en outre, sa vigilance permanente pour la « protection du territoire de l’Alliance ».

Elle a pris part à une seconde opération qui visait, cette fois, à identifier puis escorter deux autres chasseurs russes isolés : un Su-30 et un Su-35.

Une habitude depuis le début de la guerre en Ukraine

Cette double interception s’inscrit bien évidemment dans un contexte de tension extrême en Europe. On ne compte plus les drones qui survolent la Pologne ou la Roumanie, ni les activités suspectes de sous-marins près des câbles de communication.

Mais ce n’est pas tout et parfois, l’armée russe passe à l’action. En janvier 2025, un Atlantique-2 français a ainsi été visé par une tentative de brouillage radar alors qu’il survolait la mer Baltique, rappelle BFMTV. Car depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la zone est devenue le terrain de jeu favori de Moscou pour tester les nerfs de l’OTAN, et ce n’est pas la première fois que l’armée tricolore est mobilisée pour escorter des aéronefs russes dans la région.

La Baltique, zone très convoitée

Et pour cause. Depuis 2004, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont intégré l’Alliance. Problème : ces États ne disposent pas d’aviation de chasse, de quoi donner naissance à la mission Baltic Air Policing (BAP).

Concrètement, les alliés se relaient par rotations pour assurer la surveillance du ciel. Mais cette simple mission a radicalement changé de visage. En vingt ans, et surtout depuis l’annexion de la Crimée en 2014, le dispositif est passé à une véritable posture de combat. Les pilotes assurent désormais un verrou de sécurité permanent pour empêcher toute violation de l’espace aérien et de l’OTAN, et les Français sont en première ligne.

Notre analyse

Ce type d’opérations face aux menaces hybrides (brouillage, incursions multiples, vols de bombardiers), démontre une interopérabilité sans faille de la France avec ses alliés nordiques et baltes. Elles sont d’autant plus nécessaires que les États-Unis semblent toujours plus se désintéresser de l’OTAN et de leurs alliés historiques.

  • Les Rafale français ont conclu une véritable course de relais internationale en interceptant des bombardiers et des chasseurs russes après des interventions danoises et suédoises.
  • Depuis l’invasion de l’Ukraine, cette zone est le théâtre de provocations russes incessantes.
  • Dans un contexte où le soutien américain à l’OTAN devient incertain, la France veut jouer le rôle de pilier opérationnel indispensable.

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