La question se posait depuis plusieurs semaines, la voici désormais tranchée. Le Sénat vient d’adopter l’article 11 du projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables, qui vise à équiper davantage de parkings de panneaux photovoltaïques. Plus précisément, le nouveau texte impose aux espaces extérieurs accueillant plus de quatre-vingts places de se doter de toitures adéquates. Ces systèmes, qui viennent tout simplement recouvrir les places sans demander la moindre superficie supplémentaire, sont déjà en place à côté de bon nombre de centres commerciaux dans l’Hexagone.
Pour déployer le dispositif, les législateurs ont prévu un calendrier assez large. En effet, le délai de conformité est de trois ans pour les parkings qui disposent de plus de quatre cents places. Une date butoir qui grimpe à cinq ans dès lors que les lieux concernés sont moins étendus.
Quels avantages ?
Pour les clients, ces changements permettront de s’assurer de garer son véhicule à l’ombre, y compris lors des périodes de forte chaleur. Or, on sait que celles-ci sont justement de plus en plus fréquentes à cause de l’activité humaine, polluante. C’est d’ailleurs là tout l’enjeu de la manœuvre : faire un geste certain pour le climat, en privilégiant la création d’électricité issue de sources renouvelables. Plus durable que les énergies fossiles et moins dangereuses que la production nucléaire, cet atout ne convainc toutefois pas toujours les acheteurs sur le marché de l’automobile grand public.
Du côté des installateurs, le bénéfice est double : d’une part, il s’agit donc de proposer des parkings plus agréables à leurs consommateurs. Protégeant également de la pluie et des impuretés que celle-ci peut transporter. D’autre part, le panneau solaire est source de performance à revendre aux distributeurs agréés, ou à injecter directement dans les équipements de l’entreprise. Mais il faudra y mettre le prix : comptez “en moyenne 2 500 € à 5 000 € par kWc” (chiffres Engie).
Gare aux sanctions !
Si les sociétés concernées ne respectent pas le cadre de la loi, il faudra passer à la caisse. Les exploitants devront dans ce cas s’acquitter de cinquante euros d’amende par place de parking non couverte, chaque mois. Les décideurs devront encore valider définitivement cet addendum, qui a tout de même de grandes chances d’être adopté selon nos confrères de chez Public Sénat.
Certains critères permettent d’exclure plusieurs typologies de terrains, dont les parkings pour poids lourds de plus de 7,5 tonnes. Il ne s’agit pourtant pas des plus propres…
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La question est de savoir si la fabrication de panneaux (surement en Chine), leur transport, installation, renouvellement, … n’annulent pas les bénéfices climatiques espérées.
Le climat à toutes les sauces … mettez vous ça dans le crâne ! de toutes façons c’est, encore, nous qui allons financer ces panneaux à travers le tarif du stationnement et cela nos élus le savent très bien. En fait tout cela n’est que commercial … je propose au Sénat qu’EDF loue mon toit pour y installer des panneaux en contrepartie de ma maigre consommation ! ce serait vraiment penser au climat pas à l’argent ! l’écologie punitive fait des ravages dans nos assemblées européennes comme nationales !